‹ Stendhal diplomateChapitre 6 sur 59 · Promenades dans Rome, t. II, p · texte numérisé non relu

Promenades dans Rome, t. II, p

trône pontifical un pape qui fût, sinon dévoué, du moins favorable à la France. Mais quel était le cardinal qui pouvait remplir ces conditions ? C'est ce que personne ne savait. On avait peu de confiance dans notre ambassadeur à Rome, M. de Chateaubriand, et d'un autre côté on ignorait à peu près absolument les factions entre lesquelles se partageait le Sacré-Collège et les intrigues dont il était le théâtre.

Le temps pressait, le conclave devant s'ouvrir au plus tard dans quinze jours ^ Ce fut alors qu'on s'adressa à Beyle.

A différentes reprises, il avait fait en Italie de longs séjours : il s'y était créé dans tous les partis, dans toutes les classes de la société de nombreuses relations, et après avoir, selon son habitude, beaucoup retenu, il avait consigné le résultat de ses observations dans son livre de Rome^ Naples et Florence publié en 1817; on le savait de plus occupé à préparer ses Promenades dans Borne. Il semblait donc tout désigné pour bien renseigner la cour de France. Aussi n'hésita-t-elle pas, bien qu'il fût notoirement connu comme libéral et qu'il eut

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