‹ Stendhal diplomateChapitre 5 sur 59 · R. Colomb, loc. cit., pp. 38 et · texte numérisé non relu

R. Colomb, loc. cit., pp. 38 et

Le 10 février 1829, Annibale délia Genga, pape sous le nom de Léon XII, était mort après une courte maladie qui n'avait laissé à personne le temps de songer quel pouvait être son successeur. L'émotion et la surprise furent grandes. « L'agitation morale est à son comble, dit Stendhal, toutes les physionomies sont changées. Ces Italiens, qui se traînent si lentement dans les rues, aujourd'hui marchent presque aussi vite qu'à Paris ^ »

A Paris même, l'émotion n'était pas moins vive. Tout entière engagée dans les luttes ardentes à propos de la loi électorale qui marquèrent la fin du ministère Martignac, la cour de France n'avait pas songé à cette redoutable éventualité de la mort du pape. Or, à ce moment où le combat de la congrégation et du parti libéral occupait tous les esprits, la question de savoir qui allait s'asseoir sur la chaire de Saint-Pierre était un problème à la fois de politique extérieure et de politiqueintérieure. Hâtonsnous de le dire, ce dernier point de vue sembla préoccuper peu Charles X et ses ministres. L'important leur parut être d'opposer un candidat à celui de l'Autriche, et d'essayer de mettre sur le

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