DEUXIÈME PRÉFACE REELLE
Cet ouvrage-ci est fait bonnement et simplement, sans chercher aucunement les allusions, et même en cherchant à en éviter quelques-unes. Mais l'auteur pense que, excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
Si la police rend imprudente la publication, on attendra dix ans.
2 août 1836.
TROISIÈME PRÉFACE (l836)
Il y avait un jour un homme qui avait la fièvre et qui venait de prendre du quinquina. Il avait encore le verre à la main et faisait la grimace à cause de l'amertume ; il se regarda au miroir et se vit pâle et même un peu vert. Il quitta brusquement son verre et se jeta sur le miroir pour le briser.
Tel sera peut-être le sort des volumes suivants. Par malheur pour eux, ils ne racontent point une action passée il y a cent ans, les personnages sont contemporains ; ils vivaient, ce me semble, il y a deux ou trois ans. Est-ce la faute de l'auteur, si quelques-uns sont légitimistes décidés, et si d'autres parlent comme des républicains? L'auteur restera-t-il convaincu d'être à la fois légitimiste et républicain ?