PARTIE III. -nZ
8. — Puissent les ducs devenir ministres d’État et les savetiers prendre des vacances !
9. — La relation rabbinique des proct‘s et jugements d’adultère chez les Juifs renferme un fait très-curieux :
On donnait a la femme un breuvage composé par les prêtres, et dit aqua zelotypiœ, ou eau de jalousie. — Si elle était coupable, cette boisson la tuait sur le coup — sans le secours du clergé. Innocente, elle augmentait sa santé et sa fécondité. — Quels beaux tours de passe-passe ont dû se produire en pareilles circonstances!
Si le mari était lui-même adultère, la potion ne produisait aucun effet funeste sur la femme, quelque coupable qu’elle fût. — Voila de la justice naturelle!
10. — Les hôteliers espagnols portent toujours en compte sur leurs mémoires un article bruit, qu’on en ait fait ou non.
H . — L’évêque do Beauvais, successeur du cardinal Richelieu comme premier ministre de France, somma les Hollandais de devenir papistes ou les ennemis du grand monarque.
12. — Louis XIV, quoique roi, a récompensé le mérite et encouragé les lettres.
13. — Les deux dcrni«‘res lettres de 5/nbbole</t pourraient servir de pierre de touche d’un Irlandais tout aussi infailliblement que les deux premières l’étaient des Êphrdimites (1).
14. — Les .Athéniens précipitaient ’a la mer tous les enfants ‘difformes. — Je préfère l’e.xpédient que j’ai proposé dans les Callmachies. Voir n° 58.
15. — Inter se est une expression latine qui signifie de l'un à l’autre. La grammaire et le dictionnaire la traduiraient cependant par entre eux, — c’est-adire tout le contraire.
IG. — A tous grammairiens, linguistes, nourrices et philosophes, salut :
Pourquoi les petits enfants de la Grande-Bretagne et d’Irlande disent-ils tous moi pour jo? — Moi vous aime, — moi ai sommeil, — moi ai faim? etc.
Ce ne peut être par imitation, — car les parents les moins lettrés, les nourrices ou les bonnes, disent toujours jo.
17. — Les anciens ont dépeint Cupidon et le Sommeil sous les mêmes traits. Aussi ne peut-on les distinguer que par leurs emblèmes.
Ils u’ont pu certainement prétendre par cette
(1) l.e Livre des Jiij^cf, cliap. jii, vers. G. (IVoledu Trad.)