I.E KOUAX
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lio mrere, iu id ipsum inddunt vitium, tpiod virtutibus curent, a dit Qiiintilien, qui était à la fois un excellent critique et un profond moraliste.
Tacite a de grandes beautés, mais il sacrilie tout au plaisir de faire une antithèse. Salluste et d’autres anciens ont eu le même défaut.
36. — Locke prétend que V esprit et le jugement SC trouvent rarement réunis chez le même individu, parce que leurs fonctions diflêrent entièrement. — Le premier rassemble toutes les idées analogues, — le second sépare les idées contraires.
Il me semble qu’il y a dans cette remarque plus (Vesprit que de jugement. — L’aptitude à réunir est tout aussi habile a distinguer. — Le proverbe : Ceux (pii cachent peuvent trouver est applicable ici.
37. — Le neuvième livre de V Iliade de Pope contient une note dans laquelle Eustatke et lui se sont mépris, je crois, sur le sens du quatre cent quatrevingt-quatorzième vers.
Quand Achille déclare qu’il méprise Agamemnon a l'égal d’un Carien, il semble lui reprocher de posséder une âme aussi vénale que les habitants de la Carie, — peuplade de la Réotic, qui louait ses soldats comme les Suisses modernes, — pour avoir pu croire (pTil pourrait le décider à combattre par l’appât des présents. 11 s’écrie un peu avant : Ses
PAUTIE III.
cadeaux sont odieux! — Et immédiatement après :
Non! quand bien même il m'offrirait tout ce qu’il possède, etc.
La meilleure manière de résoudre un texte, c’est de recourir ’a son contexte.
58 . — Ah ! te meæ si partem aninia- rapit Maturior vis, quid inoror altéra,
Nec carus ipque, nec supcrstes Integor?
IIonACE, liv. H, ode xvii.
Veuillez remarquer ici que l’élégant Horace pré*tend que son ami fait partie de lui-même, et que, s’il lui était enlevé, la partie restante, — altéra, — ne serait plus un entier, — inieqer.
Si un auteur moderne s’était permis la citation que je viens de faire, les critiques anglais auraient crié à Yhibernicisme.
39. — Voici un autre passage du même auteur, qui peut également tomber sous la critique. Seulement on ne sait trop a qui en attribiuM’ la responsabilité, de l’écrivain ou du copiste,— Il est probable cependant que c’est à ce dernier, car il suffit d’une correction minime pour le rendre irréprochable ;
.,. Quid tems alio calentes Sole mutamus? P.itri;e quis exul Se qiioqiie fiigit?
Horacr, liv. Il, oile XVI.