‹ Sterne inédit Le Koran traduitChapitre 142 sur 157 · Constance, le dernier des empereurs · texte numérisé non relu

Constance, le dernier des empereurs

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païens de Uoine et père de Constantin- le Grand, mourut également a York.

150. — Héliogabale, .un triste animal, c’est vrai, avait pourtant promulgué une loi fort équitable, c’est-'a-dire très-juste, — qui établissait une juridiction féminine pour jugerions les procès relatifs aux femmes.

(]’est un appendice qui, a mon avis, manque a notre Constitution. Peut-on dire qu’une femme coupable est jugée par ses pairs en l’absence d’un jurij féminin? C’est surtout dans les accusations de viol que je voudrais voir les femmes seules comparaître sur les bancs des jurés. — 11 s’agit en effet, en pareilles occurrences, de juger l’accusatrice bien plus que l’accusé.

Bien des lilles qui se donnent de grands airs d’avoir été violées n’y pensaient pas le moins du monde sur le moment. Elles ont pu l’être au point de vue naturel, et nullement au point de vue judiciaire, — et c’est l'a tout ce que je prétends soutenir. Eh bien! est-il possible a un ou ’a douze hommes de déclarer, sur leur âme et conscience, que le fait appartient a telle ou telle de ces deux catégories?

Les femmes, très-certainement, senties meilleurs juges de ces mystères de la bona Dea, et elles peuvent reconnaître plus promptement si la plaignante

PAimi- III.

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a pour mobile la chasteté ofl’ensée, uu désir cupide ou l’intention d’atténuer sa fragilité. Un homme ne devrait être condamné que dans le premier cas. — Si le fait seul devait suffire pour entraîner châtiment, Sa Sainteté le pape elle-même n’y échapperait infailliblement pas.

151 . — Au quatorzième siècle, Nicolas Gahrini de Rienzi, qui sortait de la basse classe de Rome, eut assez d’énergie et d’ambition pour concevoir le dessein de s’emparer du gouvernement de la ville,

— et sans argent, sans amis, sans alliances, sans soldats, ’a l’aide seule de son élmpience et de sa persévérance, il atteignit son but et s'éleva ’a un tel degré de puissance et d’influence, qu’il s’imposa aux autres potentats de l’Europe et sc lit accepter par eux comme arbitre.

152. — Au commencement du seizième siècle, un prêtre ayant trouvé dans un auteur grec le passage suivant ; o v&u; emv au>.o;, metis humuna immalerialis est, et ayant vu dans son lexique que auxo- signifiait une flûte ou un pipeau, prouva dans un discours académique, 'a l’aide de quinze arguments, que l’âme humaine était un sifflet.

153. — Henri IV, empereur d’Allemagne, reçut la couronne impériale des mains du pape Célestin,

— qui, après l’avoir placée sur la tête du prince

iigonouilic, la jela par terre d'un coup de sa mule sacree. pour affirmer son autorité sur les rois de la terre.

154. — L es Juifs envoyèrent des ambassadeurs à Olivier Cromwell, pour savoir s’il n’était pas le véritable Messie.

155. — Le pape Jules 11 lisait la Bible au moment où on vint lui apprendre la défaite de ses troupes par les Français. — .\ cette nouvelle, il jeta le livre par terre dans un accès de colère contre la partialité du ciel.

157. — Étienne Barthorius, roi de Pologne, di* sait (pie Dieu s’était réservé trois choses : — le pouvoir de créer, la science de l’avenir et V empire de nos consciences,

158. — Les Komains, vertueux dans la vie privée, étaient peu scrupuleux en politi(|ue. Ils employèrent les moyens les plus infâmes, les plus oppressifs et les plus cruels pour étendre leur em- |)ire. — Us soumirent d’abord leurs voisins; puis, à

l’aido de ces esclaves, ils inipos«‘renl leur tyrannie an reste dn monde. La piinica fides des Carlliaginois n’a jamais égalé la trahison et la félonitî des Homains.

159. — Rome antique se rendit muUresse, — ce qui est pire que maître, — de lu ni vers, sous ses consuls, par les moyens qu’elle employa plus tard sous ses papes.

Le bien de la République, tel était l’ancien prétexte; — le bien de l’Église, tel fut le nouveau. — Tons les autres principes étant subordonnés à ceuxlà, les vices, les mensonges, les actes oppressifs qui pouvaient favoriser la domination de Rome y furent toujours considérés comme des vertus publiques ou de pieuses fraudes.

160. — Il est heureux et digue de remarque qu’aussitôt que les Grecs et les Romains eurent atteint le degré le plus élevé de l’héroïsme personnel, de la gloire et de la vertu, — et que l'histoire eut pris possession de leurs gestes, — leurs langues tombèrent immédiatement en décadence par suite de la destruction de leurs empires, et se corrompirent au point de devenir des langues mortes.

C’est à ce fait qu’elles doivent d’être devenues classicpies, et que nous devons de lire leurs auteurs universellement ou tout au mo\m uuiversitairement,

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