‹ Sterne inédit Le Koran traduitChapitre 4 sur 157 · I.’ÉniTEUH · texte numérisé non relu

I.’ÉniTEUH

(l; <> lllrp s’expliquera de lui-même en temps et lieu.

L'ÉDITEIR Alt LECTKI H

J’offre ici au public les derniers écrits d'un auteur qui pendant longtemps l’a diverti et amusé, et qui a été à la fois l’objet de louanges et de critiques — auxquelles il est resté lui-même complètement indifférent. — C’était un .second Démocrite qui laissait aller librement ses opinions au gré de sa philosophie ou de sa fantaisie. Comme il n’insinuait d’ailleurs aucun principe dissolu et qu’il ne provoquait aucun désir libertin, ce (|u’on pourrait dire de pis de la partie la plus malséante de .ses écrits, c’est ([u’ils étaient au.ssi indécents, mais en môme temps aussi innocents que les ébats d’un enfant sur Je parquet.

Je vais sur ce point vous donner son propre avis, (pie j’ai détaché, ex ore suo, d’une des pages de ce volume —

« Quant à moi, qui suis un philosophe de l’école française qui a pris pour devise, Ride, si sapis, j’aflirme que les écrits qui égayent ou divertissent l’esprit, quelque libres et malicieux qu'ils soient, pourvu qu’ils n’aient pas d’autre but que celui d’amuser, ne doivent pas être traités avec une .sévérité trop méthodiste, — tandis qu’au contraire on ne saurait anathématiser trop hautement ceux qui attaquent directement ou mémij de la mani(’*re la plus détournée Yhonneitr, la morale ou la reliflion(i).»

(1) Voir ci-après, chap XI.

L’EDITETR AU LECTEUR.

Les feuillets qui suivent devaient, dans la pensée de l'auteur, former un ouvrage plus considérable que celuici. Il l’aurait publié, lorsque lui-même, — ou le public, — se serait trouvé fatigué de l’incoliérence légère de ses premiers (Vrits. — Mais sa mort prématurée et inattendue l’a empêché de mettre en ordre et de compléter son œuvre.

Ces pages m’ont été remises peu de temps avant ce triste événement, pour les corriger ou les détruire, selon que je le jugerais convenable, et, sur son lit de mort, il m’autorisa à en disposer à ma fantaisie, — à les garder parmi mes papiers divers pour mon propre amusement, à les publier ou à les jeter au feu. — Les paroles qu’il m’adressa, dans cette douloureuse circonstance, furent aussi élégantes que flatteuses.

El dixil moriens : — Te nonc habet ista SECU^DDM.

J’ai pensé qu’un ouvrage de cet auteur, dans lequel il a déposé une aussi grande partie de son âme, pourrait intéresser le public. J’ai donc confié à la presse ces fragments incorrects, ces esquisses incomplètes, sans y rien ajouter ni retrancher, sauf quelques passages ininteUigibles, — ou trop clairs.

Si j’en ai conservé quelques-uns, qui, aux yeux du lecteur scrupuleux, auraient dû disparaître également sous le style, je suis convaincu qu’il trouvera dans le reste de l’ouvrage amplement matière à excuser l’auteur et à justifier

l'éditedb.

LETTRE PARTIE CLIERE

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