‹ Sterne inédit Le Koran traduitChapitre 6 sur 157 · PARTIE · texte numérisé non relu

PARTIE

CliAlMTRE PREMIER.

LE c;.\S FOUI II!

J ’ai l'ail sûrement et lionnêteineiit mon enlrce «laiis la vie (‘I dans le monde depuis un nombre d'anné(‘s assez consid«bal)le, je pense, pour i|u’il soit grand temps de vous donner sur moi-même «piebjues détails, — si souvent promis et toujours ajournés, — en aussi peu de mots que le permettra la nature du sujet eide l'écrivain. Hic viv, Idc est, tibi quem pro^ mitli sœpius audis.

Je naquis réellement, — il n’y a pas de doute sur ce point.' car si je n’étais pas né, je n’aurais jamais

eu la prétention de le dire ; — mais d’abord, permettez (pic je vous parle de moi comme auteur, position (pie j’occupe en ce moment devant vous, — il latpielle je ii’avais jamais prétendu — et n’avais jamais été destiné. — Je 1e suis devenu par hasard.

Le hasard a toujours été mon lot. Mon père ne me tit donner aucune éducation. Brave soldat, il méprisait la science. De quelle dose de courage il devait être doué ! .Aussi j’appris a lire et a écrire par hasard. Je me fauli'ai un jour a l’école, et j’acquis un peu de littérature par hasard. Je n’avais jamais eu l’intention de me marier, et cependant j’ai eu la chance de trouver une femme. Je n’ai jamais eu de protecteur, mais la forlane s’est chargée de mon sort .

Le hasard, la chance et la fortune ont donc été mes Cloiho, Atropos et Lache'sls, — et c’est poiir- ’ quoi j’ai pris le surnom de Tria juncta in uno, — ce (pli est encore un nouveau hasard , car jusqu’ici je n’avais jamais songé à l’origine de ce pseudonyme.

Mais comment, je vous prie, êtes-vous devenu auteur par hasard? — Je vous le dirai si vous voulez bien avoir un peu de patience.

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