C’est a la fois dans le sens moral et orlho
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düxe des mots que la vertu trouve eu elle-même sa récompense.
Nos curés soutiennent que la vertu qui procède simplement d’une bonne disposition naturelle ou de l’amour de la beauté morale est si éloignée d’avoir quelque mérite aux yeux de Dieu, qu’aux termes du treizième article de notre foi (1) il est fort douteux qu’elle ne participe pas de la nature du péché.
Dans leur opinion, la simple vertu doit se contenter de ses joies concomitantes pour récompense, — attendu qu’un acte qui ne découle pas exclusivement d’un principe religieux, qui ne nous est pas inspiré par l’amour de Dieu ou la soumission que nous lui devons, — et qui ne se rapporte pas réellement ou virtuellement, immédiatement ou en dernier ressort à sa gloire, n’a droit, 'a aucun titre, aux félicités promises par l’Évangile.
Il en résulte que ces misérables pécheurs, Socrate, Platon, Sénèque, Épictète, Titus et Marc Aurèle, qui s’imaginaieni, par ignorance, avoir rendu quelques services à l’humanité, n’ont, en réalité, suivant le ireizième article précité, réussi qu’k amonceler sur leurs têtes des charbons ardents.
Si, de nos jours, un évêque prenait la peine dé convertir de pareils individus, il devrait donc tout
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(I) Voir l'i-aTanl, chap, xxv.