‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 112 sur 178 · PARTIE 11. Iflo · texte numérisé non relu

PARTIE 11. Iflo

Ce remède explique peut-être naturellement comment tant de rois, dans Vhistoire, ont dégénéré de Tesprit et de la valeur de leurs djkcêires putatifs.

101 . — La constitution anglaise de TËtat se compose de tous les anciens principes politiques, — monarchie, aristocratie, démocratie et oligarchie, — le roi, les nobles, les^ communes et le conseil privé.

Ces différents corps se tempèrent et se modèrent l'un Fautre comme les quatre ingrédients d'un punch, — dans lequel, d'après le bon vieux dicton :

« L'acide fait fondre le sucre, et le doux adoucit le fort. »

Le premier de ces ingrédients est le sucre, le second l'eau, le troisième l'esprit, et le quatrième Y acide.

102. — // vaut mieux, dit une maxime, laisser échapper dix coupables que frapper un innocent.

Je le nie. — C'est l'humanité et non la politique qui tient ce langage. — L'impunité d'un seul coquin peut causer plus de mal a la société que la perle de plusieurs honnêtes gens.

Les lois de la guerre, quoique sévères, sont cependant fondées en justice politique. — Si l'ennemi s'est emparé d'un ouvrage avancé, nous ne nous faisons aucun scrupule de &ire sauter le rempart,

lîU LE KORAN.

lors même qu une partie de nos soldats s'y trouveraient occupés.

Je me sens révolté en terminant ce paragraphe. — C'est la première fois de ma vie que je laisse ma philosophie plaider contre mon humanité. — Sed fiât justitia, car la justice, c'est Thumanité.

103. — La fortune d'un homme devrait servir de règle k son épargne et non a sa dépense. L'abondance peut faire face a l'extravagance, mais non la justifier.

104. — Un gibet, comme l'arbre défendu, donne k la fois la mort et la science.

105. — La vérité est cachée au fonds d'un puits, et la vérité se trouve dans le vin, ont la même signification. — Savoir : qu'il ne faut confier un secret qu'à Aes gens sobres .

106. — On m'accuse de malignité dans mes insinuations et de licence dans mes allusions ; je ne me rappelle cependant pas avoir jamais employé, dans ma vie, d^expressions libres ou obscènes, et je les ai toujours fort mal accueillies chez les autres.

J'ai toujours respecté les mystères de la bona dea, — et je suis même assez païen pour considérer l'amour comme une divinité. — Aussi la grossièreté

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