Choisissez vos plaisirs, ne les prenez pas au hasard
98* — Le mariage peut se comparer au monstre Lindamiraindamora de Scriblerus, — divers esprits réunis en un seul corps* — Mais l'amour res* semble h V hermaphrodite, dans lequel une seule âme anime des sexes différents.
11>2 LE RORAN.
J'ai fouillé loule la nature pour y trouver des comparaisons plus convenables et justifier mon assertion ; — mais je me suis vu forcé, après tout, de m'en tenir a ces images hors nature.
99. — J'ai cru longtemps que le pardonnez à vos ennemis avait été l'effort suprême de la philosophie païenne, — et le rendez le bien pour le mal un progrès de la morale chrétienne.
Mais j'ai eu la mortification de trouver, dans Platon, ce contrebandier de Socrate prêchant le divin précepte : Aimez vos ennemis. — C'est peut-être pour cette raison, entre autres, qu'Érasme l'a surnommé un chrétien antérieur au christianisme.
100. — Dans les contrats de mariage des princes, la stérilité devrait toujours, afin d'éviter de grands malheurs, être l'objet d'une clause entraîîiant le divorce. — Le poison a souvent été politiquement employé en de telles occurrences ; il est donc trèspossible que Sa Majesté éprouve la tentation de se prescrire a elle-même une dose d'adultère, en quantité suffisante, dans l'espoir de triompher de la difficulté. — Une reine peut se trouver placée dans une situation telle, qu'elle ait quelque motif de s'écrier avec Rachel : Accordez-moi des enfants, ou je meurs (1) !
(1) La Genèse, diap. xxx, vers. 1". [Note du Trad)