PARTIE III
tation au corps; — elle a donné pour aliments et remèdes k Tesprit la religion, la musique et les sciences.
Est-ce par réflexion ou par souvenir que je viens d'écrire cette observation? je déclare très-franchement n'en rien savoir en ce moment. — Mémento: La mémoire peut oublier.
83. — Ludovic Jacob trouve que l'érudition de Pontus de Thiard était trop universelle pour un évêque et trop profonde pour un poète.
84. — Balzac prétendait que, sans Virgile, leTasse eût été le premier poète épique de l'Italie mais que, sans le Tasse, Virgile en eût été le dernier.
85. — On rapporte de Sébastien, un très-bon poète latin, qu'il lui arrivait souvent de parler en vers en causant.
En général les gens chaleureux, comme les poètes le sont d'habitude, parlent parfois en vers blancs, — k moins qu'ils ne bégayent.
« Je bégayai en vers — car les vers m'arrivaient (\), »
86. — Le comte de Bonarelli, gentilhomme italien, s'était distingué dans l'étude de la théologie et de la philosophie, k laquelle il s'était adonné.
(1) Pope. {Note du Trad.)
Si6 LE KORAN.
Le grand-duc de Ferrare Tenleva a ses contemplations pour le charger de seize ambassades, dans lesquelles il déploya une grande habileté comme politique et comme ministre.
Il atteignit Vàge de soixante ans sans avoir écrit une ligne de poésie ; mais, s' étant alors retiré des affaires publiques, il composa pour se distraire un poème pastoral qui obtint autant de succès que le Pastorfido de Guarini et VAminta du Tasse.
87. — L'homme cupide est toujours pauvre, — rhomme satisfait est toujours riche, — a dit Bias le philosophe.
88. — Solon bâtit en Cilicie une ville qu'il nomma Soleis et peupla avec une colonie d'Athéniens. Les nouveaux venus, en se mêlant aux indigènes, corrompirent la langue du pays, et furent dits soléciser. — Telle est, d'après Diogène Laerce, l'origine du mot solécisme.
89. — Simonide, un gracieux poète grec, recherchait tellement l'élégance d'expression, qu'ayant un jour a parler de mules, il les appela les finîtes des cavales. — Diogène l'en railla en lui demandant si elles n'étaient pas également filles des ânes.