‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 148 sur 178 · PARTIE 111. m · texte numérisé non relu

PARTIE 111. m

lant que Tâme reste plongée dans la matière, elle chancelle, elle s'égare, elle s^agite, elle a le vertige comme un homme ivre.

11 existe dans les Psaumes un passage auquel il semble avoir emprunté cette image. — Ils branlent et chancellent comme un homme ivre, et toute leur sagesse leur manque. {Psaume cvii, verset 27.)

Non-seulement la comparaison est la même, les expressions sont presque identiques, — autant du moins que les différentes versions de ce texte, non données par les Septante, permettent d'en juger, — mais le sujet est analogue. Socrate décrit Tétat de Tâme placée sous le joug des affections corporelles, et le Psaume celui des hommes privés de la grâce.

91 . — Platon permettait aux vieillards les plaisirs et le vin, mais les défendait aux jeunes gens : c'est de cette loi qu'est sorti sans doute le proverbe : Soyez joyeux et sages.

Le motif de Platon était vraiment philosophique : — tant que nous conservons notre gaieté et notre vivacité naturelles, nous ne devrions jamais avoir recours aux excitants. Éperonnez un cheval vif, et vous en ferez bientôt une rosse,

92. — Antigone disait : Qui Macedotiice regem erudit, omnes etiam subditos einidit. ^— Qualis reXy talis grex, a dit quelque autre.

t248 LE RORÂN.

11 n*en est pas toujours ainsi : ce n'est là qu'une vérité relative. — La vertu n'est pas suffisante, — car 1 exemple seul ne suffit pas. Il faut qu'un roi possède, en outre, esprit et jugement : c'est par un chaste canal que ses libéralités et ses faveurs doivent se répandre, et, comme le ciel, il ne doit nous corrompre que pour notre bien.

95. — Il est étrange que les hommes s'obstinent à scruter le mystère de la Rédemption, alors qu'en le leur présentant comme un simple article de foi, on les avertit que les anges eux-mêmes ont vainement tenté de le pénétrer,

94. — Lisez, dans YAnnual Register de 1 760, le portrait de François David Sterne, et comparez-le à la folie ombrageuse de Jean-Jacques Rousseau. — caprices inexplicables de la nature humaine !

95. — Je demandai un jour a un ermite, en Italie, comment il pouvait vivre seul, dans une cabane, sur la cime d'une montagne, ^ un mille de toute habitation. — La Providence est à ma porte, me répondit-il.

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