‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 163 sur 178 · PARTIE III · texte numérisé non relu

PARTIE III

l'aîde de ces esclaves, ils imposèrent leur tyrannie au reste du monde. La punica fides des Carthaginois n'a jamais égalé la trahison et la félonie des Romains.

159. — Rome antique se rendit maîtresse, — ce qui est pire que maître, — de l'univers, sous ses consuls, par les moyens qu'elle employa plus tard sous ses papes.

Le bien de la République, tel était Tancien prétexte; — le bien de V Église, tel fut le nouveau. — Tous les autres principes étant subordonnés a ceuxlà, les vices, les mensonges, les actes oppressifs qui pouvaient favoriser la domination de Rome y furent toujours considérés comme des vertus publiques ou ie pieuses fraudes.

160. — Il est heureux et digne de remarque qu'aussitôt que les Grecs et les Romains eurent atteint le degré le plus élevé de Théroïsme personnel, de la gloire et de la vertu, — et que l'histoire eut pris possession de leurs gestes, — leurs langues tombèrent immédiatement en décadence par suite de la destruction de leurs empires, et se corrompirent au point de devenir des langues mortes .

C'est a ce fait qu'elles doivent d'être devenues classiques, et que nous devons de lire leurs auteurs universellement ou tout ^mmoms universitairement,

"im LE KORAN.

— avec plaisir et utilité, — ce qui eût été impossible si, comme les langues vivantes, elles étaient restées exposées k être altérées, mélangées ou enrichies, et a devenir ainsi surannées longtemps avant Tépoque où elles commencèrent k faire partie des études dans les collèges de TEurope.

161. — Boyle, dans son Amour séraphique, dit : « Notre Sauveur est placé si près de Dieu, qu'il a pu dire avec raison : Mon père et moi ne faisons quun (1). » — Il semble admettre par là que le Christ, en employant ces expressions, n'a parlé qu'au figuré.

Boyle avait étudié les Écritures comme commentateur et comme prêtre. — Au commencement de la vingtième section de cet ouvrage, il déclare expressément « qu'il s'est appliqué sérieusement a l'étude de la controverse religieuse. »

Ses facultés étaient grandes, son sentiment religieux exalté. — Aussi, comme théologien et enthousiaste, se serait-il probablement exprimé dans un style plus athanasien (2) s'il n'en avait pas été empêché comme métaphysicien et interprétateur.

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