‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 168 sur 178 · PARTIE; m · texte numérisé non relu

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coupées, prétendait que tous les chevaux bretaudés étaient naturellement excellents. — Un barbier recommandait également les rasoirs k manche blanc pour une raison analogue.

La rousseur est le signe, — si toutefois c'en est un, — de chaleur et de vivacité en amour, en religion, en ambition, au jeu, dans la vengeance, etc.,

— passions qui diffèrent également chez les hommes et les femmes de toute couleur de cheveux.

— J'ai toujours trouvé plus de vertu chez un homme chaleureux que chez un individu tiède. — On peut tempérer les passions chaud es , mais on ne peut jamais mettre en ébuUition les froides.

170. — Dans la Passion de Michel-Ange, la Vierge est admirablement représentée au point de vue de son caractère particulier, — mais dans une attitude absurde si on la considère avec les idées généralement admises sur une situation pareille. — Elle est immobile , et regarde les souffrances de son Fils sans douleur, sans pitié, sans regret, sans larmes, — parce qu'elle sait que sa mort doit avoir une fin heureuse. — De quel œil différent un chrétien et un musulman doivent contempler ce tableau !

ni.—

Nunc itaque et versus et cœtera ludicra pono ; Quod verum atque decei^^ euro et rogo, et omnis in hoc sum.

Horace, Êpitres.

J'ai trouvé dernièrement les deux vers suivants, qui, pour le sens et même dans les mots, sont presque identiques à ceux qui précèdent :

Hic igitur versus et caetera ludicra pono ;

Quod yerum atque bonum est, inquiro, et totus in hoc sum.

L'auteur de ces derniers vers n'est pas cité dans le livre d'où je les ai extraits. — Ils servent d'épigraphe aux Idylles de Théocrite, traduites par Creecb. Je n'ai donc pu m'àssurer par la comparaison des dates quel était le plagiaire.

Quelle trouvaille pour les critiques ! Argumentons un peu a ce propos. Je suis d'avis que Creech a voulu citer Horace, et que, la mémoire lui faisant défaut, il a complété le vers de son propre cru, — ce qui arrive fréquemment quand ou cite de souvenir.

Voici mes raisons : — Creech avait traduit Horace, assez mal a la vérité, mais il a dû certainement lui emprunter ce passage, — et je ne puis supposer qu'il ait été chercher dans un autre auteur des vers plus mauvais pour rendre son idée.

Maintenant, le verum et le bonum du dernier di^ tique sont, en stricte philosophie, deux expressions identiques. — Tandis qu'il existe une admirable distinction entre le vemm et le decens du premier. Horace joint les manières a la moralité y et ajoute la distinction à la vertu.

Les vers anonymes précités peuvent être de Lu-

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