‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 42 sur 178 · LE CONVERTI · texte numérisé non relu

LE CONVERTI

Je m'étais lié autrefois avec un homme de sens et de vertu, mais qu'une certaine indolence d'esprit conduisait a adopter les opinions des autres, sans jamais prendre la peine de les examiner. Il avait plus d'esprit que de sagesse, et, pour lui comme pour Shaftsbury (1), une plaisanterie était un argument.

Je l'aimais et le plaignais — d'avoir assez de vertu pour agir justement et trop peu de sens pour juger de même. Nous avions eu de fréquents entretiens a ce sujet. — Il me disait souvent qu'il donnerait tout au monde pour partager mes opinions, et il me demanda mon aide pour y arriver.

J'en fis bientôt un déiste sans autre secours que celui de ma pauvre philosophie personnelle. — Je lui mis alors entre les mains les Pensées sur la Re^

(1) l\ fait du ridicule U pierre de touche de la Tt'rilé. {Not9 de Sterne.)

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