‹ Stirner et NietzscheChapitre 24 sur 55 · Werke, II, p · texte numérisé non relu

Werke, II, p

supérieur aux fins provisoires f(trii s est iiii[Hjs(''cs, ou détruisant ces créalures éphémères, Nietzsche propose diiue part au sujet de confondre sa cause et celle de l'humanité, et d'autre paît l'enga^ife à rester fidèle au devoir (jui est né (!t (|ui a mûri en lui, dùt-il mourir pour l'aire vivre le IVuil de ses entrailles.

b). La tradition et la liberté

Stirner oppose la liberté à la moralité qui n'est à l'origine que tradition et habitude. Agir d'après la coutume de son pays, c'est être moral : en Chine, par exemple, on s'en tient à la tradition, et on déteste comme un crime digne de mort toute nouveauté'. Mais, dans l'Europe chrétienne même, on ne fait que réformer ou améliorer les traditions, ce (\m est une manière de les fortifier et de les conserver. On remplace sans cesse les anciens statuts par de nouveaux, les anciennes règles générales par de nouvelles : bref, les maîtres changent, la domination reste. Or, selon Stirner, la liberté exclut toute stabilité, toute substance, tout objet immuable. Il faudrait détruire, anéantir toutes les coutumes, tous les articles de foi, toutes les maximes et tous les principes qu'on prétend nous imposer comme ayant une valeur durable ou sacrée. Le sujet n'est pas libre tant qu'il doit respecter une croyance. Le christianisme

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