‹ Stokes-Adams ParoxystiqueChapitre 14 sur 27 · A PRE · texte numérisé non relu

A PRE

avec les blessures plus ou moins graves qu'elle entraîne dans certains cas.

Tout d’abord le visage pâlit, les paupières sont closes ou demi-closes. Le malade semble mort.

— La fin de la crise :

Elle est aussi brutale que son début. Une teinte congestive fait place à la pâleur cadavérique qui accompagnait la syncope. Mais c'est là un caräctère accessoire.

Le retour immédiat de la conscience semble un trait bien plus spécial à cet accident. En effet, le malade est à même, aussitôt passée sa syncope, de répondre aux questions qui lui sont posées.

La crise épileptiforme.

Son début est analogue à celui de la syncope, précédé ou non d’aura.

Puis survient une crise comitiale en raccourci :

— chute si le malade n’a pu s'étendre à temps, perte de connaissance, exceptionnellement cri initial ;

— une très courte phase de contractions toniques pendant laquelle le corps se raidit, les yeux se convulsent, la respiration est suspendue ;

— une phase de mouvements cloniques d'intensité variable allant de la simple trémulation aux coups violents de la tête contre le sol. Pendant cette phase la respiration est saccadée.

Le: 2

Au total, la crise ne dure guère qu'une ou deux minutes au plus.

L'absence si fréquente de morsures de la langue, d'émission d'urine, d’écume, d’'amnésie consécuiive, ne saurait toutefois être invoquée pour rejeter l'hypothèse de Stokes-Adams en présence de l’un de ces signes.

La fin de cet accident rappelle exceptionnellement le stertor des épileptiques. Elle est aussi brusque que son début.

Dans l’ensemble, accidents brutaux et brefs. Tis semblent dus à l’arrêt de la contraction ventriculaire. La durée de cet arrêt conditionne l’importance de l'accident :

— entre deux et dix secondes, c’est un simple vertige :

— entre dix et vingt secondes, c’est une syncope, avec ou sans chute ;

— au-dessus de vingt secondes, apparition de phénomènes convulsifs. |

On à décrit des accidents nerveux ayant duré jusqu’à cinq minutes et même des attaques de quinze et vingt minutes (obs. XII). Or, on sait qu'une anoxémie cérébrale de trois minutes suffit à entraîner la mort. Il est donc plus logique de penser qu'il s'agissait dans ces cas de syncopes subintrantes, espacées par un intervalle de temps de quelques secondes, pendant lesquelles la systole ventriculaire rétablissait la circulation cérébrale. De sorte que l’on peut

CREUSE ALES pen ses Ed

aa Va ere M TA JE ACL mans lee a a ÉD ete

Page 1