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semblent se rapprocher, se répètent vingt, trente et jusqu à cinquante fois dans une journée, revêtant l'allure dramatique d’un véritable « état de mal ».
C'est au cours de ces attaques subintrantes que le diagnostic est fait le plus souvent.
A ce moment, en effet, l'examen du pouls révèle une bradycardie à 30 ou 40 pulsations à la minute qui oriente le diagnostic.
L'examen du cœur, par ailleurs, est variable avec le sujet. Il vient rarement éclairer l’origine de l’accident.
Il en est de même de l’examen somatique et des recherches de laboratoire portant sur les urines et le sang.
Electrocardiogramme.
Dans les cas heureux où l’on peut pratiquer cette exploration graphique au lit du malade, pendant sa crise, la courbe du rythme cardiaque montre :
— une dissociation auriculo-ventriculaire partielle ou complète ;
— un allongement de l’espace intersystolique pouvant aller jusqu’à 70 centièmes de seconde (obs. XI) ;
— dans certains cas, on note un trouble du complexe ventriculaire : bloc de branche, allongement ;
— des troubles associés du rythme : extrasystole, fibrilation auriculaire, tachycardie paroxystique, ont pu être aussi notées.
EST e Ioée
Les crises subintrantes peuvent être jugulées far une thérapeutique adéquate ou bien même, sans cause apparente, elles disparaissent.
Les phases d’accalmie succèdent aux attaques de la façon la plus capricieuse pendant des mois, voire un an et même plus longtemps, sans que jamais on ait pu constater l'installation d’un pouls lent permanent. De même, les tracés relevés dans les périodes de calme ne dénoncent jamais la moindre dissociation ; ils révèlent tout au plus un allongement léger de l’espace P R.
La mort survient le plus souvent au cours de l’un des paroxysmes, ou dans une de ces impressionnantes attaques subintrantes. Mais ce n’est pas là le mode fatal de terminaison de ces sujets. En effet, il n’est pas rare d’observer des cas où la défaillance myocardique amène l'issue fatale en pleine asystolie (obs. A).
Qu'une syncope ou un vertige apparaisse de façon épisodique, isolée, sans que le malade n’y ait porté garde, et que la syncope suivante soit définitive, on parlera alors de mort subite inexpliquée.
Aussi, comme l'ont suggéré Gallavardin et Donzelot, nous semble-t-il judicieux de rattacher ces cas à la forme paroxystique et aiguë du Stokes-Adams.
CT
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