‹ Stokes-Adams ParoxystiqueChapitre 6 sur 27 · RR · texte numérisé non relu

RR

Pas de stigmates de syphilis héréditaire ou acquise. Laboratoire :

Urines : ni sucre, ni albumine.

Dosage d’urée dans le sang : O0 gr. 35.

Wassermann : négatif.

Antécédents personnels : "

Ne se souvient d’avoir eu aucune maladie infectieuse.

Jamais de chancre.

Antécédents héréditaires et collatéraux :

Mère morte de tumeur hépatique.

Père vivant et bien portant.

Un frère vivant et bien portant.

Sort de l'hôpital le 15 décembre, prend 6 dragées de E

Génatropine par jour.

Du 15 au 19, 60 pertes de connaissance, certaines assez brutales pour que le malade se blesse au visage, qui montre des ecchymoses.

Entre de nouveau Salle Vulpian le 19.

Dans la nuit du 19 au 20, véritable état de mal.

Le 20. — Le lendemain matin, pouls instable à 50, 60, 68, etc. Pendant un quart d'heure, pouls à 34, on fait un électro. On commence d’ailleurs un traitement par l'adrénaline, à raison de 2 injections par jour, de 1/2 milligramme chaque de solution au millième : injections intramusculaires faites à 10 h. 30 et à 20 heures. Pendant les

83 où 4 heures qui suivent la piqûre, le pouls bat à 84, 88, puis retombe à 68. Les crises lipothymiques s'espacent dès le début du traitement qui apporte une amélioration très marquée : ce même jour, une seule perte de connaissance, à 13 h. 30, quelques malaises à 17 heures.

Le 21 et le 22, ni perte de connaissance, ni malaise. L'injection d’un demi milligramme d’Adrénaline faite le 22, à 10 h. 30, est suivie après dix minutes, de pâleur du visage, avec cyanose du nez et d’anxiété légère. Cet état oblige le malade à s'étendre et dure environ dix minutes. Les jours suivants, on continue la même thérapeutique jusqu’au

9 janvier 1930 où on espace les injections d’adrénaline, à raison de 1 injection d’un 1/2 mmg. tous les deux jours.

Les vertiges sont de plus en plus rares, les syncopes exceptionnelles. Le pouls est extrêmement irrégulier d’un jour à l’autre, il oscille entre 78 et 32.

Le 29 janvier 1930, il semble entrer dans la phase de stabilisation de pouls lent permanent, qui oscille depuis lors entre 30 et 38 jusqu'au 22 mars, date de sa sortie. On a cependant noté à {rois ou quatre reprises un pouls à T0 ou-72:

Le 19 février, apparition de phénomènes de défaillance cardiaque avec œdème malléolaire, dyspnée, arythmie, souffle systolique, oligurie, qui commande une cure

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d'ouabaïne intra-veineuse. Par la suite, la réapparition de lipothymies, de vertiges est traitée par le chlorure de baryum, une cuillerée à soupe par jour, plus tard par une injection quotidienne d’adrénaline qui semble plus efficace.

Le 11 mars, une nouvelle défaillance cardiaque demande une nouvelle cure d'ouabaïne pour la juguler.

Le 22 mars, il part à la campagne. Il est suivi assez régulièrement par M. Géraudel jusqu’au 23 mai, où ül meurt dans une crise d’asystolie progressive.

(OBs. B) OBSERVATION RECUEILLIE À LA CONSULTATION DE MÉDECINE DE BICHAT (inédite)

Vs 67 ans.

A présenté pour la première fois, le 19 janvier 1932, une chute spontanée, sans perte de connaissance. Alors qu’il finissait de déjeuner, il tomba de sa chaise et se releva immédiatement sans comprendre ce qui lui arrivait. En l’interrogeant bien, on apprit qu'il n'avait jamais eu auparavant que quelques vagues vertiges, ne remontant pas à plus de trois ou quatre mois. Depuis cette première chute, à plusieurs reprises, surviennent des syncopes accompagnées de perte de connaissance de quelques secondes seulement. Le malade ne sait pas s’il a eu des mouvements

convulsifs, mais il a présenté à deux reprises des émussions d'urine. Il n’a pas eu de morsure de la langue.

Dans les antécédents, on ne note qu’une syphilis il y a 27 ans. Elle à été traitée par le mercure pendant un an. Depuis cette époque, il n’a présenté aucun accident spécifique.

Aucune autre affection.

Le 22 février 1932, à l'examen, au cœur, les bruits sont assourdis, léger rythme de galop, rythme pulsaloire normal. T.A. 18-9

Les poumons sont normaux, le tube digestif est normal, S.N. les réflexes rotuliens sont normaux.

Il n'y a pas d'Argyll-Robertson, pas de Romberg.

On fait un dosage d’urée qui montre 0 gr. 34 par litre.

Le sujet est traité par un tonicardiaque léger.

Le 4 mars 1932, il consulte pour des troubles analogues. L'examen ne montrant aucun nouveau signe, on l’examine à la radio. On constate alors un gros cœur gauche et tandis qu'il était sous l'écran, il présente une perte de connaissance et s’affaisse. À ce moment, on constate une bradycardie passagère. On le soumet à la belladone, qui l'améliore.

Le 31 mai, le sujet consulte pour la réapparition de pertes de connaissance qui avaient disparu depuis le 11 avril. À ce moment on constate un pouls à 93, Il est remis

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au pilules de Trousseau, 3 pendant 4 jours, et à l’iodure de potassium, 1 gr. 50 pendant 15 jours par mois.

Le 10 mars 1933, il revient consulter pour nombreuses syncopes qu’il a présenté à plusieurs reprises pendant ces derniers mois.

A l'examen, le cœur présente une bradyrythmie à 40, un souffle systolique de la pointe, il n'y a pas de systoles en écho, le second bruit est légèrement rugueux à la base.

Le reste de l'examen est absolument négatif.

Un électrocardiogramme a montré une dissociation auriculo-ventriculaire complète.

Nous avons repris régulièrement son OU ces derniers jours : il semble fixé à 40. Ni l'effort, ni une injection d’atropine, ni la compression oculaire n’ont amené de modification dans ce rythme.

En résumé, dans l'observation A, le malade, après une période essaimée sans cesse d'accidents nerveux, aboutit assez rapidement à la mort. Dans l’observation B, c’est au contraire après une période relativement peu troublée, que

le malade arrive à une phase de Stokes-Adams stabilisé.

Voir cliché page 27,

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OBSERVATION I, résumée (Vaquez-Esmein).

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Entre à Saint-Antoine le 7 novembre 1905,

Syphilis il y a une vingtaine d'années. Présente depuis juillet 1905 des crises épileptiformes et syncopales répétées. Elles ne cessent de se reproduire qu’en avril 1906.

A l’examen somatique : syndrome de Babinski-Vaquez, c'est-à-dire association de méningite syphilitique caractérisée par le signe d’Argyll-Robertson et d’une insuffisance aortique.

Le pouls ne révèle pas de bradycardie permanente, mais une simple irrégularité avec ralentissements paroxystiques à 36 par minute. C'est alors que se produisaient les crises syncopales ou épileptiques.

Les tracés sphygmographiques et phlébogrammes mon: traient une dissociation incomplète des contractions auriculaires et ventriculaires. L’injection d’un mmg. d’atropine n'influençait pas le pouls.

Dans les dernières semaines de la maladie, pouls lent permanent. Les crises syncopales, presque subintrantes jusque là, avaient presque complètement disparu. Le malade a succombé à une crise d’œdème pulmonaire.

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Nécropse : pas de lésion du système nerveux, insuffisance aortique, infiltration scléro-gommeuse intéressant le faisceau de

His.

OBSERVATION II (Esmein thèse) résumée.

Bou..…., 56 ans.

Entre à Saint-Antoine le 8 novembre 1906 pour dyspnée.

Rien dans les antécédents, sauf phénomènes urémiques depuis 1902 (petits signes de brightisme).

En 1905, syncope brusque. Pendant 3 mois, quotidiennement, il s’en reproduit 10 à 12 par jour, bien que le malade restât couché. A cette période le pouls se ralentissait par moments à 20 par minule.

Soumis au traitement mercuriel (24 injections de sel soluble) par M. Landrieux, les crises ont disparu et le pouls bat régulièrement depuis à 30-36 par minute. Les tracés du pouls et des jugulaires montrent une dissociation totale auriculo-ventriculaire.

SM OBSERVATION III, résumée (Alfred E. Cohn).

Il s’agit d’un sujet de 68 ans, examiné en 1906 par le Docteur Mackenzie qui trouva un cœur normal à l'exception de quelques extrasystoles.

En février 1907, une crise de dyspnée assez sévère et inexpliquée. Cette même année, le sujet présente des syncopes pendant lesquelles son pouls tombe à 30 à la minute.

En novembre de cette même année, réapparition de syncopes. La faiblesse du sujet empêche de prendre des tracés. Son pouls était à 30.

En juin 1908, il est à peu près rétabli et Le pouls est à 60.

En août, à la suite d’un effort physique, le malade présente un essoufflement marqué et, pendant deux jours, il présente des accidents convulsifs toutes les quelques minutes, les attaques durant deux heures. Seul le chloroforme soulage ces phénomènes. Pendant ces attaques, son pouls disparaissait ou était à peine perceptible. Pendant un mois, ces crises se répétèrent, mais prenaient une allure de moins en moins dramatique, tout en se répétant moins fréquemment. L’absorption de cognac semblait amener la sédation des signes. On a parfois noté du délire au cours de ces accès convulsifs, délire dû probablement à l’urémie,

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car le malade présentait une respiration à type de Cheynes- Stokes.

En septembre, le pouls est à 60.

En décembre 1908, les tracés montrent une irrégularité du pouls, avec forme ventriculaire de pouls lent. L'examen des urines montre la persistance de l’albumine, notée déjà depuis des années.

En mars 1909, il apparaissait comme guéri, son pouls était à 60.

En mai, un nouvel examen montre un souffle systolique de la pointe qui semble propagé vers la base. Le foie est hypertrophié. Son état est nettement amélioré. Le malade accusail le cigare, dont il faisait une forte consommation, de provoquer ses crises. Il ne fume plus depuis quelques mois.

En août, le pouls est à 35. Le malade fait une pneumonie dont il est guéri normalement, mais il meurt subitement après. Les tracés relevés immédiatement après sa pneumonie montraient un rythme désordonné, des contractions ventriculaires de 35 à 83.

Nécropse : Lésions de sclérose du nœud sino-auriculaire, quelques traînées de sclérose diffuse envahissent les branches du faisceau de His. On ne note pas de lésion des centres nerveux.

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TOR S RES OBSERVATION IV (Cohn et Thomas;

Il s’agit d’une vicille fille de 80 ans, de condition précaire.

Antécédents : rhumatisme articulaire aigu à deux reprises, à 3 et 40 ans. À 56 ans, 3 accès de nature indéfinie. Elle à eu une vie active jusqu'à un âge avancé. La malade a présenté quelques crises de cholécystite avec ictère. Elle aurait présenté un ulcère variqueux avant les accès de vertige sus-notés.

C'est en mars 1908 qu'on vit apparaître après une grippe des vertiges répétés qui revinrent quotidiennement pendant 5 semaines. On notait à peu près 4 à 5 accès par jour. Les accès les plus longs durent 5 minutes.

En octobre de la même année, les accès deviennent plus fréquents, 10 par jour. Après deux semaines de répit, reprise des accidents nerveux. À cette période, le docteur Bazeth prend le pouls et à deux reprises, il constate ces battements à 27 et 29 par minute, tout de suite après les accès. Dans les deux examens, il à aussi noté une dilata- . tion du cœur.

Le 14 novembre, après une attaque, nous avons l’occasion de constater un pouls irrégulier à 55. À l'examen, on note une légère dilatation du ventricule gauche, un souffle systolique de la pointe et pas d’extrasystole, Les tracés

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