‹ Stradella, comédie mêlée de chant, en 1 acteChapitre 15 sur 22 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

Le» MijiE», FELIPA, BELMONTE ,

DEUX SviEES, Qtii sê placêni dê chaque câté de la porte d'entrée^

BELMOIVTE, Vèitée à la main. Le seigneur Alessaitdro SiradelU!..

STHADEM.A. C’est moi...

BELMONTE, déployant un papier, Ecoutez ItfS ordres qui vous conceri^t... ^// lit.) « Au nom de très-liaut et très-puis- » sant seigneur Ferdiuand 11 de iMédicis,

» grand-duc de Toscane, et sur la demande » expresse du clief de la sérénissiine rëpu- ■ blique de Venise : Le nomme Alessan- » dro âlradella, accusé de rapt sur la per-

• SMme d’une fille noble, sera ai rèté par- B (out où il se trouvera sur le territoire

^ • de Toscane, et recondiiità Venise, pour

• avoir à v rendre compte de sa couauite » devant le Conseil des Dix. La siguora m Biâoca Grima ldi S4*ra également arréu tée, et remise aux mainsdesa tamille. ■

VIABCA. Plus d’espoir...

MALV'OI.10, à part. Je suis volé!..

BTRAOBLLA. EL bien!... dira-t-oQ en-

^ OOfe que j’avais lort de ne pas m’adresser BM grand-duc ?... voilà comiiitmt il proles artitlea... voilà comment le de»ceodast de Laureut le Magnifique entend l'Laspilalitc !

BELJIO.VTE. Je vous attenda , seigneur Slradella, et vous aussi, iiiadaine.

•lANCA. Au nom du ciel!... ne nous »kparez pas.

( i.’incofiiin . qui s «couti: ra Mmriant la lOrti. d. Strad.Ua , arrête Bianca au moraent où aile va ' presque se jeter aux pieds de Belmonte. )

UELHOiNTB. J’en suis fàcbé, madaïue, mais mes ordres l’exigeut... r‘

l’iüiCOIVMJ. (In instant, seigneur capitaine... Si je connais bien les lois de ce pavs, toute liberté devient inviolable dès qu tl y a caution d'un citoyen notable de Florence...

BELMUVTE. C'est vrai.

L'isiCON.vi). Je suis citoyen de Florence, et j’offre la mienne. . .

( Mouvemeut de Bianca et de Stradella. } MALVOLlo , à part. Bon ! le voilà de Florence à présent.

^ BELHO?lTB, s'iioanfeuit. Maia, seigneur. . . (En ce moment, il aperçoit te oùage Je l'inconnu, et recule avec surprise.) Que vois-je !

L’iNCOSiJiU. Ainsi c’est arrangé, n’est-ce pas?., primante s’incline-, i’incorinu continue. De leur c6té, le signor Slradella et

la siguora Bianca l’engageront à ne paa quitter Florence sans l’autorisation du grand-duc.

STRADELLA. Je in’y engage.

•ELIIOVTE, retprriueusemenl. Il suffit...

( Belmonte va pour saluer encore une fois, un geste de rincuiiDu l'errete. )

L’iNCOSfNU , à Hlaiooiio. Eclairez, mon ami, éclairez ces mes'.ii-iirs.

■ALVOLin, à S^hnonte.

A» : Zerbi , ^luUtfutir. (»• «:1e de la Oanstuse de f'enite. )

Si FOU* Toulci me n»ivre , ■*

L'incnnnir, h liflmonU.

Snrtoul Bovez dizerrt* !

• TkADBLLA , h histnCtM,

C'ifl lui qui oie Helirre ,

Lui que je touper^nui* {

Liaco^BO, à Bflubonte et aux sbiret.

SorICZ... sortez...

ENSEMBLK.

•TRAaiLLA , klAirCA , MALTOLIO , VltlV4.

JU sVn vont en silence Avec un nii soumis.

De cctic obt-iàsaitcc Que mon coeur e^vt surpris.

L'iNcnaair.

S«fw délai* . en silence ,

Retirez-vous, ami».

{d pan)

E)e leur obéissance Mes hrVtes sont njq>rîs.

>lf.MOnTI BT LES SBIBU.

A Cet oidre en silence Il taut être soumis.

Allons, avec prudence,

Metirona-Douf, amis.

( Belmonte sort , suivi des deux sbiree. )

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