SCENE PREMIERE
FELIPA , sortant dr la porto à droite.
Ellefaitta sieste; Dieu soit loii^!.. Car devant elle je me contrains, pour ne pas augmenter ses inqiiirtiides... landisqu’une fnis seule, je puis me désoler tout à mon aise, et ça soulage. Cette clière Bianca !
la plus riche, la plus noble héritière de Venise!.. Qui m'aurait dit naguère, à moi, sa fidèle nourrice, que je la verrais
fugitive, réduite i se cacher dans un faubourg de Florence?.. Encore ce ne serai rien... A son âge, l'amour tient lieu de tout : j’ai passé par là ; que la Sainte- Vierge me le pardonne !.. Âlais quand je songe aux dangers qui peuvent l'alleiiidre d'un instant à l’autre, elle... et surtout son mari !... je ne peux pas m'enipécher de trembler cliaque fois qu’on frappe à la porte... (t)n frappe.) Hein !.. Voilà le tremblement qui couimeiice à me prendre.
* Voir A 1.1 fin du la pièce U notice sur Strnilella.
MAGASIN TIIÈATRAL.
Kegardons un peu avant d’ouvrir... {Elle va à la feniire.) Un homme d’aasez mau- /aise mine!.. Ah ! mon Dieu !.. il entre!.
C'est clair, mon maître, en sortant, aura oiiblië de donner un tour de clef... ces artistes sont si distraits !... courons vite.
( Ao mooient oh elle va vert le fond , la porte •'ouvre, et CarcaMO paraît»