‹ StrasbourgChapitre 10 sur 38 · L'EGLISE SAINT-THOMAS · texte numérisé non relu

L'EGLISE SAINT-THOMAS

A cette épitaphe, plus louangeuse pour le roi que pour le maréchal.

Sarcophage de Févêque Adeloch (Face antérieure).

répondit une épitaphe originale, formée avec l'âge de Maurice de Saxe et avec les dix premiers chiffres numériques :

Son courage l'a fait admirer de chac 1

Il eut des ennemis, mais il triompha 2

Les rois qu'il défendit sont au nombre de 3

Pour Louis son grand cœur se serait mis en 4

Des victoires par an il gagna plus de 5

11 fut fcirt comme Hercule et beau comme Tvr 6

Pleurez, braves soldats, ce grand homme. Hic ja 7

Il mourut en Novembre et de ce mois le 8

Strasbourg contient son corps et son tombeau tout 9

Pour tant de Te De uni pas un De profun 10

Sarcophage de Févêque Adeloch (Face postérieure).

Additionnez ces chiffres et vous aurez l'âge du maréchal à sa mort :

cinquante-cinq ans. L'auteur de cette ingénieuse et spirituelle épitaphe est resté inconnu.-

Tombeau J'Oberlin.

On remarque également dans l'église le bas-relief (p. 32) représentant saint Thomas mettant son doigt dans le côté du Sauveur qui lui dit : « Noh esse incredulus ! » Rien de plus simple que cette scène touchante. Le Christ entr'ouvre sa robe et montre son côté percé à l'apôtre qui s'approche pour le toucher, pendant que deux autres apôtres, témoins de

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son action, lèvent la main comme pour s'étonner de sa confiance tardive. Dans une des chapelles latérales se trouvent le magnifique tombeau

Tombeau de Chr.-W. Koch.

de l'évèque Adeloch (821), celui du comte d'Ahlefeldt (1669) et des statues de professeurs célèbres tels que Schœpflin, Koch, Oberlin, Herrenschneider et Schweighàuser. Le sarcophage de l'évèque Adeloch avec ses nombreux compartiments séparés par des colonnes, est le plus intéressant de ceux qui ornent l'église. Dans le milieu se tient le Christ,

la main gauche sur un livre et la main droite levée vers Adeloch à genoux, comme pour le bénir. . .

Le tombeau du professeur Oberlin est l'œuvre du sculpteur Ohmacht. Une femme debout et sévèrement drapée, tenant un livre, semble méditer. Elle représente la Science pensive et attristée. Au-dessus d'elle apparaît le profil grave d'Oberlin.

Ohmacht a fait également une très belle œuvre avec le tombeau consacré à la mémoire du professeur Koch. La gloire assise devant le buste et tenant en main une couronne de lauriers, contemple longuement le savant, tandis qu'un génie portant la flamme au front et appuyé contre la stèle, la regarde elle-même avec tristesse.

Parmi les pierres tombales de l'église, on remarque celles de Nicolas Rœder (i 510), et de T. de Kœnigshoven.

Saint-Thomas, avec la grosse tour qui domine le portail en grès rouge et jaune et sa façade aux trois ogives murées, paraît d'une lourdeur et d'une massivité peu ordinaire. L'église est d'ailleurs fort agréablement située sur les bords de l'Ill, et la place qui l'entoure sert de marché aux fruits.

Le sceau de la ville de Strasbourg.

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