L'UNIVERS ET L UNIVERSITÉ
•\ir : 11 est un petil homme, etc.
Grand tapage ! un pair plaide Pour 1 Université D'un côté; Un autre lui succède, Et d'un ton furieux Et pieux, Dit : « Foin des pervers !
Vive ['Univers ! » (t) Quelle animosité Dans l'Univers...
Dans l'Univers...
Dans l'Université!
La Chambre est indécise ; Le sujet pour maint pair
N'est pas clair.
L'un dit : « Tout pour l'Eglise !»
L'autre aussitôt répond :
« Allons donc ! »
i Le journal religieux de ce nom.
Le débat s'aigrit ; Mais tout grave esprit Est fortement porté Pour l'Univers...
Dans l'Univers...
Pour l'Université!
Montalembert s'écrie :
« Vos professeurs n'ont foi.
Mœurs, ni loi. »
Cousin, l'œil en furie, Hépond : « Tous vos bigots Sont des sots ! »
- Sus à Michelct !
— Su? à Loriquet !
Ce cri court répété Dans l'Univers...
Dans l'Univers...
Dans l'Université...
— Mais nos fils, quel scandale Seront tous parpaillots,
Huguenots!
— Bab ! dit-on, la morale Existe en maint Etat
Sans rabat.
La vertu, je crois, Prend l'babit bourgeois.
Cet habit est porté Dans l'Univers...
Dans l'Univers...
Dans l'Université!
a On ne sent dans vos classes Qu'une odeur de fagot, »
Dit Beugnot.
— c< De sornettes cocasses
Votre esprit est farci, i Dit Passy.
Or, entre penseurs Et dévots gausseurs, Je penche du côté De l'Univers...
De l'Univers...
De l'Université !
Faut-il garder pour maîtres Tous nos tristes Platon ?
Ma foi, non.
Faut-il céder aux prêtres, Combler leur plus cher vœu ?
Non, morbleu !
Mais il faut, sans plus De mots superflus, Voter la liberté
Dans l'Univers...
Dans l'Univers...
Dans l'Université !
19 ni/
MOHOLÛOUE DE M. SÎÏÏSOT