‹ Structure des circonvolutions cérébrales: (anatomie et physiologie)Chapitre 25 sur 84 · Stricker's liandhuch fur Geioeblehrôj 1870, p · texte numérisé non relu

Stricker's liandhuch fur Geioeblehrôj 1870, p

mais cela n'a pas encore été tenté. D'ailleurs, si chez les poissons, les oiseaux, etc., les tubercules quadrijumeaux se développent au point d'aflfecter la forme de véritables lobes; chez l'homme ils sont très-réduits; en tout cas ils ne présentent jamais de replis et de circonvolutions, et leur structure est très-simple \

g 9. — TalsAeaux des clrconTolations

La disposition des organes de la circulation dans le système "nerveux périphérique, en apparence très-bien connue, est en réalité assez obscure encore, puisqu'il y a désaccord complet sur certains points.

Nous renvoyons pour la partie historique au travail de M. Duret*, où la question est traitée d'une manière crès-complète.

Nous ferons remarquer d'abord que la substance grise des circonvolutions est bien plus riche en vaisseaux que la substance blanche, ainsi que le démontre la figure suivante, empruntée à Gerlach ; c'est là un fait général bien connu et qu'on peut appliquer aussi bien à la moelle épiuière qu'à l'écorce du cerveau. — L'écorce grise est tellement vasculaire que Ruysch en avait fait une sorte de plexus artériel.

Sur un cerveau injecté on voit partir de la pie-mère, comme une pluie, une infinité de petits rameaux qui tombent perpendiculairement dans la substance cérébrale. Ce sont les artères terminales : elles peuvent être divisées en deux groupes : les unes, très-longues, volu-

1. D'après Serres, Anat, comparée du cerveau^ Paris, t. Il, p. 277, la surface des lobes optiques serait formée de couches alternativoraeni grises et blanches.

2. Recherches anatomiques sur la circulation de l'encéphale. Historique : p. 343 et suiv. Arch, dephysioL, 1874.

mineuses, traversent la couche grise pour se rendre dans la substance blanche: ce senties artères médullaires ;li;s aulreSj plus petites (artères

corticales), beaucoup plus nombreuses, paraissent se distribuer uniquement à la . couche grise. Entre toutes ces branches, il y a un réseau anastomotiqne trèsriche. D'après Duret, à qui nous empruntons tous ces détails', à ces arborisations de l'écorce grise répondent des arborisations semblables de la pie-mère, dont tous les vaisseaux semblent avoir besoin de se ramifier avant de donner des branches au ''■f- LlWhr^wi'L^LT ^"J^^^nAl

cerveaM de brebis lojecta. monttant It «anvpaii différence de vaiculari ta dessubalaDCei

cerveau. griseoetblanehet.

En faisant la coupe d'une circonvolution dont le système vasculaire a été injecté, on voit que le réseau capillaire semble avoir quatre étages diffërents.

pyramidale 1„, ,.

ammonique ^^'«'"' ^'^^-"'^^''' irréguher, po-

Kranuleuse i 'ïS^nal. C'est la région éminem-

claustrale Superficielle! ] ""^"^ ^^i^culair^ de l'eDcéphale.

i Réseau de transition, moins riche que le précédent, plus riche que celui qui est sous-jaceat.

i Réseau à mailles trois ou quatre ') fois plus larges.

Substance blanche .

Ainsi que les artères, les veines peuvent être rangées en veines corticales et médullaires. Les veines médullaires ne suivent pas exactement le trajet des artères

EriH ; c, réwau de IruDsltian ; d, réseau de U aubaUmce blancUe.

médullaires. D'après Duret , elles communiqueraient avec les veines de la base et des venlricules du cerveau, en particulier avec les veines de Galien. Les veines corticales sont plus volumineuses et moins nombreuses que les artères correspondantes '.

Il paraît probable qu'il n'y a pas de canaux de com-

1. Voyez Duret (/oc, cit.. p. 338) qui a étudié cette question avee un soin minulieax. M. Charcot a bien monirè (Leçons sur tes localisations. 1876, 0. bk) que les recherches de M. Heubncr sur le même sujet étaient absolu- □lent simultanées et non postérieures, ayant été communiquées le mâme jour, 7 décembre 1872, b. la Socitté de biologie, d'une part, et au CenlralblaUfiirMed. Wissensch. de l'autre.

mimîcation, entre les artères et les veines de Técorce grise, autrement que par des capillaires.

Pour la pie-mère, la question est encore controversée : cependant les objections de M. Daret à la théorie d'Ecker et de Sucquet, qui admettent des canaux dérivatifs, me paraissent fort sérieuses. En résumé, comme toutes les questions litigieuses, ce sujet exigerait de nouvelles recherches*.

Un point intéressant à beaucoup de points de vue, c'est celui de Tindépendance relative des différents territoires vasculaires de l'écorce grise du cerveau ^

Pour M. Dnret, pour M, Charcot, qui se sont placés surtout au point de vue pathologique, il y a dans la distribution des artères cérébrales deux régions bien distinctes : la région corticale et la région centrale (corps optostriés). « Ces deux systèmes, dit M, Charcot, bien qu'ils aient une origine commune, sont tout à fait indépendants l'un de l'antre, et, à la périphérie de leur domaine, ils ne communiquent sur aucun point. »

Non-seulement le système cortical ne communique pas avec le système médulliaire, mais les divisions du système cortical ne communiquent entre elles que par des capillaires très-fins, de sorte que l'indépendance des diverses régions corticales se trouve à peu près établie. Selon M. Duret', il y aurait chez l'homme, le chien et le lapin trois régions spéciales, desservies chacune par une artère parliculière, l'artère cérébrale antérieure pour les lobes frontaux, l'artère sylvienne pour les cir-

1. Selon MM. Heubner et Cadiat) il y aurait des anastomoses entre les veines et les artères de la pie-mère.

2. Voy. les cinquième et sixième leçons sur les localisations du cerveau, par M. Je professeur Charcot. Fascicule 1, 1876, p. 53 et suivaates,

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