Loc. cit, p
2. Voy. aussi le mémoire de M. Brown-Séquard dans les Àrch, de physioL, 1877, p. 655. .
mieux faire que de citer les paroles de M. Charcot \ « Il est des hémiplégies corticales qu'on peut appe- ' 1er ainsi pour les opposer aux hémiplégies centrales. Ces paralysies sont limitées, transitoires et variables par opposition à l'hémiplégie centrale, totale, envahissant tout un côté du corps, et offrant toujours le^ mêmes caractères ; la paralysie corticale est anormale, partielle, à telle enseigne qu'elle peut n'être qu'une monoplégie ou bien n'intéresser que la face seule.»
D'ailleurs ces modifications curieuses de l'innervatiQn corticale motrice seront étudiées plus tard quand nous ferons la théorie de ces phénomènes.
Quelques questions sont encore à résoudre pour lesquelles la pathologie nous fournit des renseignements très-précieux.
1° La lésion d'une circonvolution oii d'une région très-limitée de l'écorce cérébrale peut-elle à elle seule provoquer une paralysie ?
Nous pourrions citer un grand nombre d'observations^; nous nous contenterons de rapporter celle-ci cjui est très-nette :
Un phthisique fut pris tout à coup d'une faiblesse du membre su- X>érieur gauche, sans perte de connaissance ; cette faiblesse alla en augmentant jusqu'à la mort qui survint le quatrième jour. La paralysie était beaucoup plus prononcée à Tavant-bras qu'au bras et ozoupait particulièrement les muscles innervés par le radial. Pas de 'tirouble de la sensibilité.
1. Dans la thèse inaugurale de M. Landouzy, Paris, 1876, p. 56, Convul^ '^ns et paralysies liées aux rriéningo-encéphalites,
2. Voy. Charcot et Pitres, Contribution à f étude UiS localisations clar.s i'écorce des hémisphères du cerveau; in Revue mens, de med. et de chir,^ 1877, n"' Il et III. — Bourdon, Rech. cliniques sur les centres moteurs des membres^ in BidL de VAcad. de m^d,^ 1875, 2* série, t. VI, n» 43. — Fouille, -4nn. méd, psychoL, t. XVI, janvier 1877. — Bull, de la Soc. anat.^
875, 1876, 1877, 1878. — Bull, de la Soc. de biol.^ 1876, 1877, 1878. —
Autopsie. On trouva un tubercule gros comme un grain de millet, qui,' plongé dans la substance corticale, était entouré d'une zone de ramollissement rouge de 1 centimètre de diamètre. Cette lésion occupait la lèvre postérieure du sillon de Rolando (pariétale ascendante), à 5 centimètres et demi du bord supérieur de l'hémisphère. Les autres parties du cerveau étaient absolument intactes ^
2** Où sont localisées les altérations pathologiques eW^ -t corticales qui donnent lieu à des paralysies?
Les observations pathologiques de maladies céré
braies sont venues jusqu'à un certain point confirmei^irr la doctrine des localisations corticales ^ Ces faits on*" t été produits en grand nombre dans ces dernières an
nées, et Ton peut regarder comme un résumé exact ai la situation actuelle de cette question les conclusions -S formulées à la fin du Mémoire de MM. Charcot e" -^t Pitres* ; elles sont déduites des observations qu'il ren — ferme :
a L'écorce du cerveau n'est pas fonctionnellement^ -t homogène : une partie seulement est affectée à l'exercice régulier des mouvements volontaires. Cette partie que Ton peut appeler zone motrice corticale, comprend le lobule paracentral, la circonvolution frontale ascendante, la circonvolution pariétale ascendante et peutêtre aussi le pied des circonvolutions frontales;
b Touts les lésions corticiles, quelle que soit luer étendue, siégeant en dehors de la zone motrice, sont latentes au point de vue des troubles de lamotilité;
Lépine, in Revue mens, de méd, et de chir,^ mai 1877. — Ferrier, Brilish med. Journ,, mars et avril 1878. — Bull, de i'Acad. de Wréd., 1877, oT3ser7. de MM. Lucas-GIiarapionnière, Terrillon et Proust; rapport de M. Gos- ^elin,