Leuret, et Gratiolet, loc. cit., pi. XX, fig
6. Etude sur le ramollissement, etc., Arch. dephysiol., 1873, p. 63.
La première tentative paraît avoir été faite par Tiedemann1, qui supposa bien à tort que la substance corticale était par la pie-mère sécrétée après la naissance à la surface du cerveau. Mais M. Baillargcr 2 a bien montré que chez des fœtus humains de quatre à cinq mois, il existait à la périphérie une couche très-mince de substance grise, constituée déjà par plusieurs zones concentriques alternativement opaques et transparentes.
Selon M. Duret 3, du septième au neuvième mois, en même temps que se forment les replis des circonvolutions, apparaissent, d'une part, les tubes nerveux qui atteignent la partie superficielle des hémisphères cérébraux, et, d'autre part, les cellules nerveuses de l'écorce. Les artères ne se développent aussi qu'à cette époque. Pour M. Duret cette coïncidence du développement de cellules nerveuses, de la vascularisation, de l'ascension et du développement de l'expansion pédonculaire, et enfin de l'apparition des plis prouve que l'écorce n'acquiert des propriétés fonctionnelles que vers la fin de la vie fœtale. C'est à une conclusion semblable que la physiologie est arrivée.
LubimofT (de Moscou) était arrivé à un résultat analogue. Les cellules nerveuses du cerveau et du cervelet se développent en dernier lieu ; tandis que les cellules de la moelle et surtout celles du grand sympathique ont un développement bien plus rapide.
Pour Mierzejewski \ dans la substance blanche des circonvolutions du nouveau-né, parmi les cylindres