Loc. cit., p
d'axe, on trouve des cellules araiboïdes qui se colorent en noir par l'acide osmique, des cellules polygonales, et de petites cellules plates ovalaires. Mais pour expliquer le rôle qu'il fait jouer à ces éléments, il me faudrait entrer dans l'histoire du développement du tissu nerveux.
Quant à ce qui concerne le développement de la circonvolution de l'hippocampe, je dirai que pour M.Duret,qui l'a observée sur un fœtus de quatre mois, c'est une circonvolution retournée, simple, qui fait saillie sous le corps calleux. En avant, cette circonvolution disparaît peu à peu, mais en arrière elle persiste et se reploie sur elle-même comme nous l'avons indiqué plus haut. Dans le grand ouvrage de Mihalkowitz ', on trouve quelques détails trop peu importants et trop longs pour que nous puissions nous y arrêter, et aussi des planches peu faciles à comprendre. Flechsig, dans son grand ouvrage sur le système nerveux, ne s'occupe pas de la stratification des couches : il décrit les rapports des divers faisceaux de fibres nerveuses, et pense que la substance blanche se développe très-tard dans les circonvolutions de l'embryon , autrement dit que le système ri' association de Meynert ne s'établit qu'au moment de la naissance 2. C'est à peu près la conclusion de M. Duret.
Il est encore deux faits intéressants qui viennent s'ajouter au peu que nous savons sur le développement des circonvolutions. C'est d'abord l'existence des volutions dites transitoires qui apparaissent chez l'embryon
1. Entwickelungsgeschichle des Gelurns, Leipzig, 1877, p. 145 et suiv.. pi. XX et XXI.
2. Die Leilunijsbahne im Gehirn und Riickenmarke des Menschen. — Leipzig, 1876. — In Jahrcsber fur Anat., 1876, p. 275.
de quatre à cinq mois pour disparaître vers Je septième et le huitième mois'.
La seconde observation est due à Major s qui, examinant les cellules nerveuses corticales d'un fœtus de huit mois, a constaté l'absence presque complète de prolongements cellulaires ; de sorte que les cellules ont l'apparence de corps cellulaires arrondis. Peut-être les cellules nerveuses (motrices ou sensitives) ne se développentelles que lorsqu'elles commencent à fonctionner. Il paraîtrait aussi que, chez les vieillards, les prolongements nerveux finissent par disparaître.
Ce serait un point très-intéressant à étudier que de voir le moment où apparaissent ces grandes cellules motrices. Le temps ne m'a pas permis d'entreprendre cette étude. Je noterai cependant que sur le cerveau d'un jeune chat, âgé d'un mois, j'ai constaté, avec M. Tourneux, qu'il y a déjà une différence entre les cellules corticales antérieures et les cellules postérieures, qui sont un peu plus petites. Selon Betz, les cellules géantes n'existent pas chez les nouveau-nés.
1. Mihalkowitz, loc. eu., p. 144. - Eckër, Aïchiv fur Anthropologie, 1868, t. III.- His Entvnckehmgsgeschichte.derGrossgehirn hemisphàren — Sitzber, ,1er .\ai. GeseUschaft, in Leipzig, DsT^, p. 1.