‹ Structure des circonvolutions cérébralesChapitre 38 sur 86 · Arch. dephysiol., 1875, p · texte numérisé non relu

Arch. dephysiol., 1875, p

phère droit. Eulenburg et Landois ont vu des phénomènes analogues. En appliquant du sel marin sur la surface cérébrale, ils constataient d'abord un abaissement de température (excitation) et, plus tard, une élévation de température dans les membres antérieurs, ce qu'ils attribuent à la destruction de l'écorce grise *.

Nous ne savons jusqu'à quel point il faut attribuer ces effets à une action de l'écorce cérébrale. Il n'en reste pas moins bien acquis que les mouvements fies membres, tels que les mouvements consécutifs à l'excitation galvanique, ne peuvent être provoqués par les excitations mécaniques ou chimiques du cerveau, et que, ni la substance grise ni la substance blanche cérébrales ne peuvent être excitées par ces agents.

Pour ce qui a trait à l'excitation par le galvanisme, la question est plus difficile et plus controversée encore.

En effet, quand on excite par un courant électrique modéré, soit un courant de pile, soit un courant induit, certaines régions de l'écorce grise, le gyrus sigmoïde du chien par exemple, ou détermine des mouvements dans les membres de ce chien, et l'on peut en conclure que la substance grise a été excitée et a produit ce mouvement.

Cependant cette conclusion serait assez superficielle ; et c'est le mérite de Dupuy' et de Carville et Duret2 d'avoir montré que le coui'ant électrique diffusait à la base du cerveau et allait exciter la substance blanche.

En plaçant à la base du cerveau le nerf d'une grenouille galvanoscopique, Dupuy a vu que l'électrisation

1. Berl., h'lin. Woch., 1876, n" 42 et 43, et Wirchow's Arch., t. LXVII1. p. 245.

2. Thèse inaugurale, Paris, 1873. — Examen de quelques points de la physiologie du cerveau, pp. 23, 26.

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