Arch. dephysiol., 1876, p
la galvanisation du cerveau n'est pas sans effet. Voici une expérience qui le prouve.
Une chatte, petite et très-maigre, est engourdie par l'éther et attachée. Je lui injecte jusqu'à 3gr KO de chloral, dans la veine crurale. Le crâue est ouvert, et le sillon crucial mis à nu. L'excitation de cette région ne provoque pas le moindre mouvement dans les membres, mais suspend le rhythme respiratoire. En différentes régions de l'écorce cérébrale, on trouve des points dont l'excitation arrête immédiatement la respiration. Malgré cette dose énorme de chloral, l'animal vit et respire régulièrement pendant près de quatre heures. A plusieurs reprises nous vérifions le fait que l'excitation du cerveau et l'excitation du sciatique arrêtent la respiration. Au bout de trois heures, l'excitation du sciatique est sans effet. Un peu plus tard, l'excitation cérébrale n'a plus aucune action, et tout à fait à la fin, les courants électriques, même les plus forts, ne donnent aucun effet moteur.
Nous pouvons donc admettre que c'est l'action sur la respiration qui disparaît en dernier lieu ; alors que le pouvoir excito-moteur des membres a disparu, l'action du cerveau sur le bulbe est restée intacte. Comme si tout l'appareil excito-moteur de la respiration était le dernier à se paralyser par les poisons, aussi bien pour le bulbe que pour les régions corticales du cerveau.
On a aussi cherché à voir les effets de l'asphyxie sur l'excitabilité cérébrale; et les résultats n'ont pas été trèsconcordants. Hitzig 1 a trouvé que l'asphyxie n'exerçait aucune action sur l'excitabilité.