Loc. cit., p
Dans leurs expériences Carville et Duret ' ont employé le chloral qui leur a donné de bons résultats : c'està-dire une insensibilité absolue d'une part, et d'autre part la conservation, avec un amoindrissement notable, de l'excitabilité cérébrale.
Dans une série d'expériences remarquables, M. Bochefontaine2 montre qu'avec le curare qui paralyse bien les musclés volontaires, mais ne paralyse pas les muscles de la vie organique, on peut prouver que le cerveau a conservé toute son excitabilité. Cela est une confirmation intéressante des célèbres expériences de Claude Bernard, et l'on voit qu'avec le curare le système nerveux ne semble atteint que dans son union avec les muscles de la vie animale.
On peut cependant s'assurer, comme l'a montré Schiff, que si l'on plonge les animaux dans une anesthésie profonde, toute réaction motrice a disparu, et le bulbe seul reste à fonctionner. Aussi Schiff s'appuie-t-il à la fois sur ce fait et sur les autres observations mentionnées plus haut pour considérer les mouvements dus à l'excilation des circonvolutions, comme des mouvements d'origine réflexe , théorie sur laquelle nous aurons à revenir. Nous dirons seulement qu'on ne doit pas admettre, sans plus le démontrer, que le chloral oul'éther n'agissent que sur les réflexes. Au contraire, ils agissent très-probablement sur tous les éléments nerveux.
Lorsque la chloralisation est poussée très-loin, et que le bulbe, seul vestige de la vie nerveuse sur l'animal engourdi, continue à provoquer des mouvements rhythmiques de la respiration, on peut démontrer que