Voy. Kôlliker. Elém. cChistol., trad. franc., p
3. Juin;,, de Vanat, 1874, t. X, p. 100. — Pouchet, Traité d'hist., p. 3m7.
Mathias Duval ' admet cinq à six couches, selon qu'on réunit ou qu'on sépare la cinquième et la sixième couches. Lewis 2 semble aussi, chez l'homme, admettre; cinq couches 3.
Toutes ces couches de substance grise contiennent quatre variétés d'éléments figurés : cellules pyramidales, cellules géantes, cellules fusiformes et myélocytes.
1° Cellules pyramidales. Les cellules pyramidales sont les plus nombreuses. Elles sont généralement petites, plus difficiles à découvrir que dans les couches homologues du cervelet. Elles sont pourvues de plusieurs prolongements ramifiés, pâles, fins. On peut distinguer des prolongements de trois sortes \
a. L'extrémité pointue de l'élément, tournée vers la périphérie, se continue par un filet grêle qui se recourbe en arrière '"' (prolongement pyramidal de Meynert).
h. Latéralement la cellule donne de tous côtés des prolongements perpendiculaires ou obliques à son axe.
c. A la base de la cellule est un prolongement qui serait analogue au prolongement de Deiters (prolongement basai de Meynert).
Ces cellules se présentent en général sous la forme de pyramides ou de triangles dont la base repose sur la substance blanche et dont la pointe regarde la périphérie : ces
1. Art. Nerveux (Système) du Dict. de méd. et de chirurgie pratiques p. 480.
2. On the comparative structure ofihe cortex cerebri. Brain, 1878, p. 82.
3. On trouvera dans Henle, Handbuch der nervenlehre, 1871, p. 277, la bibliographie complète de toutes les opinions émises sur le nombre des couches corticales.
4. Pouchet et Tourneux. Traité dlùstol., p. 307. — Meynert, Stricker's Handbuch, I, p. 708.
5. Cette opinion a été admise par Arndt (A rch . fur microscop. Anat., 1874) contrairement à ce que pensait Biitzke (Archiv fur Psvchiatri, 1872, t. 111, p. 300).
deux prolongements cellulaires ont été très-bien repré-
Fig. 1 (d'après Mierzfjewski). Cellule pyramidale du lobe occipital médian (cellule solitaire de Meynert). — Fig. 2. Cellule géante normale du lobe paracentral. A. la partie inférieure prolongement basai ; à la pai tic snpéneure prolongement pyramidal.
sentes à Fêtai normal par M. Mierzejewski, et nous donnons ici ses deux figures. Ce prolongement basai se voit difficilement chez l'homme, mais ce n'est pas une raison pour le révoquer en doute, comme Arndt1 l'a essayé inutilement.
Naturellement il est très-difficile de suivre la terminaison de ces prolongements, et il ne faut probablement ajouter qu'une médiocre confiance aux recherches de Golgi \ Golgi a cru voir le prolongement basai des cellules pyramidales se porter en arrière, puis, après un court trajet, se diviser et donner des rameaux latéraux qui, se recourbant, se portent ensuite à la périphérie du cerveau. D'autres prolongements vont se mettre en rapport avec les cellules conjonctives (myélocytes). Les anastomoses de ces différentes parties ont été d'abord figurées par M. Lnys, puis par Besser ' et Arndt. D'après Koschewnikoff, le prolongement basai pourrait être suivi jusque dans la substance blanche, où. s'entourant de myéline, il formerait le cylindre axe d'une fibre nerveuse *.
Pour Boll ', la forme de ces cellules qui paraissent toujours pyramidales, est le résultat de la préparation : Traitées par l'acide osmique, qui les surprend et les fixe vivantes, ces cellules sont circulaires.
Elles sont souvent remplies de granulations pigmentaires. Suivant Luys", elles offriraient sur des cerveaux frais et bien portants une coloration jaune-
1. Arndt. Studien ueber die Architechtonik lier Gross Vax Schulse's Archio. 1874.
2. Sulla struttur **, g,.igia ,,,., „.,„./;,,. Communie, pn ttva. Gaz. med. ital. Lomb: ser. 6, t. VI.
3. EineAnastomosefûrden CentralenGanglienseUen Wirchow's Archw.
Bd. 36.
i. Koschewnikoff. Arch. de Schûltze, 1869. p. 332 ,t 375. ô. Archio. fur Psychiatrie, 1873.