T.e cerveau. 1876. p. Ii
ambrée, et seraient pourvues d'un noyau brillant avec un nucléole.
Il semble même que l'on puisse pénétrer plus avant dans la structure intime de la cellule. Sans discuter cette question si intéressante d'histologie, nous dirons que d'après les recherches de Harless, Wagner, Flemming, Stark, etc. , la cellule nerveuse a une structure trèscompliquée. Mais en général cette structure intime des
Kig. 3 d'après M. Luys. — Cellule corticale des zones profondes à environ 800 diaméres. La cellule esl sectionnée suivant son urand axe ; on voit sa texture intérieure.
res. La cellule esl sectionnée suivant son (;rand axe ; on voit sa texture
V, représente le prolongement supérieur irradié de la masse même du noj au. — B. rnents latéraux et postérieur. — C, substance scolaire spongieuse en laquelle se i«uui u struma même de ces cellules — D, le noyau semble n'être qu'une épaisseur même de ci stroma areolaire; il allecle quelquefois une disposition radiée. — E, le nucléole brillant es lui-même décompos..ble en filaments secondaires.
B, prolonge-
résout le
de ce
cellules nerveuses a été surtout étudiée sur la moelle (cornes antérieures gigantesques de la moelle épinière
du bœuf), et peu d'observateurs ont vu le reticulum nucléaire des cellules de l'écorce cérébrale. Cependant Luys a bien décrit ces cellules, et voici la planche qu'il en donne. (Fig. 3). Pour ce savant anatomiste, le corps cellulaire est formé d'un véritable reticulum organisé. Ce reticulum est constitué par des fibrilles qui, disposées comme les treillis d'un panier de jonc, se portent en convergeant vers le noyau de la cellule.
Les cellules pyramidales sont les unes, petites : 10 jx, les autres, moyennes: 22 pu On peut approximativement, d'après M. Luys, qui a été le premier à les bien décrire, évaluer leur nombre à 110 par millimètre carré, chiffre considérable relativement à la surface du cerveau et au petit nombre des cellules médullaires. Il y a donc beaucoup plus de cellules dans le cerveau que dans la moelle.
Enfin il semble que les prolongements protoplasmiques de toutes ces cellules s'anastomosent de manière à former un réseau nerveux très-fin, analogue au réseau nerveux qu'on a étudié dans les cornes de la moelle (Gerlach et Boll).
Pour Bûtzke, le caractère distinctif des cellules nerveuses de l'écorce cérébrale serait la striation longitudinale, aussi bien sur le corps cellulaire que sur ses prolongements. Cette striation caractériserait la cellule nerveuse comme lastriation transversale, lafibre musculaire.
2° Cellules géantes. Il est une autre variété de cellules, spéciales à certaines régions, qui sont remarquables par leurs grandes dimensions. Ces cellules, bien décrites par Betz ', ont été appelées par cet auteur cellules géantes2. Leur diamètre paraît aller jusqu'à 50 [x.
1. AnatomischerNacaweisZwewrGenirrirCenfra. — Centralblatt. — 1874
il0' 37 et 38.
2. Mierzejewski {Arch. dephysiol., l«7.r>. p. 226) les aurait peut-être vues
Selon Mierzejewcski, elles contiennent toujours des amas de pigment jaune-brun \ Tout porte à croire qu'elles sont très-analogues aux cellules pyramidales, dont elles ne diffèrent que par un volume beaucoup plus considérable.
3° Myélocytes. Les myélocytes sont abondants surtout dans les dernières couches de l'écorce cérébrale. Ils doivent être regardés non comme des cellules, mais des noyaux de cellules, le corps cellulaire qui les entoure étant très-réduit, et exigeant, pour être vu, des préparations spéciales. On sait que l'on n'est pas d'accord sur la nature de ces petits éléments, quoique aujourd'hui on semble pencher vers l'opinion qui en fait des cellules nerveuses embryonnaires.
Pour Bûtzke ~ , il n'y aurait pas seulement des myélocytes, mais encore toute la série des éléments intermédiaires entre le myélocyte et la cellule conjonctive vraie. Ici on voit un peu trop que l'observation a été guidée parle besoin de justifier une théorie.
Il est possible aussi qu'il y ait dans la couche grise des circonvolutions toutes les transitions entre les cellules (dont les noyaux sont les myélocytes) et les cellules nerveuses proprement dites. Peut-être faudrait-il regarder comme l'élément de transition entre le myélocyte et la cellule nerveuse, ces cellules irrégulières, globuleuses, non pyramidales, décrites par Meynert, et ressemblant, paraît-il, aux éléments de la couche granuleuse rétinienne ? Tout cela est encore très-obscur.
i° Cc/lulcs fusiformes. Cette variété a été décrite
un an avant Belz, mais la détermination de leur topographie appartient sans contredit à Belz.