Anat. méd. chir., 1" éd
i. Nous renvoyons pour la partie bibliographique à la thèse très-complète de notre ami le Dr Salathé, Recherches sur les mouvements du cerveau, Paris, 1877. La plupart des expériences qui y sont mentionnées se trouvent dans les Comptes rendus du laboratoire de M. Marey pour 1876.
gonfle pendant les efforts respiratoires violents, et que les mouvements cérébraux sont sous la dépendance de l'impulsion cardiaque, d'une part, et, d'autre part, du rhythme respiratoire.
La méthode graphique a douné, entre les mains de Salathé, de Franck1 et de Mosso et Giaccomini2, des résultats fort remarquables qui confirment et complètent les opinions des anciens observateurs.
Quoique ces expériences, ainsi que le reconnaissent Franck3 et Salathé', ne puissent servir àjuger la question de la cause circulatoire du sommeil, elles nous donnent néanmoins des faits positifs relativement à la tension artérielle dans le cerveau.
Les faits priucipaux qui se dégagent de cette étude sout les suivants :
1° Pendant le repos, en l'absence de tout effort, les mouvements du cerveau ne répondent pas au rhythme respiratoire, mais uniquement au rhythme artériel ;
2° A chaque systole cardiaque, il y a une augmentation de volume, une sorte de congestion du cerveau.
Le fait est aualogue à ce que Piégu, Mosso et surtout Franck ont si bien étudié pour les diverses parties du corps : seulement, par suite de la vascularité énorme de l'écorce cérébrale, le phénomène est bien plus intense pour le cerveau.
3U Les efforts respiratoires, dans l'inspiration ou dans l'expiration, amènent des changements énormes dans les mouvements du cerveau et dans le volume de cet
1. Recherches sur les mouvements d'expansion du cerveau. — Joum. de l'anat., 1877, p. 267.