‹ Structure des circonvolutions cérébralesChapitre 63 sur 86 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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2. Rendiconto di esperienze faite nel!o gahincttu di Sienna, 1876, 2e semestre.

— 11G — l'excitation sous la forme de décharges successives.

Dans des expériences entreprises avec M. Bochefontaine et rassemblées en un travail très-bien fait 1, M. Viel a pu reproduire par un autre procédé ces attaques d'é-

1. Symptomatologie de la ménirtgo-encéphalite. — Viel, thèse inaugurale, Paris, 1878.

pilepsie. L'injection de nitrate d'argent entre la dure mère et le cerveau provoque une méningo-encéphalite, laquelle s'accompagne de convulsions. « Au début, dit M. Viel, ce ne sont que des phénomènes ataxiques variés. Tantôt on observe de l'incertitude dans les mouvements des membres ou d'un seul membre du côté opposé à la lésion...; lorsque les phénomènes inflammatoires surviennent, apparaissent les attaques franchement épileptiformes avec dilatation pupillaire, claquement de dents, salivation excessive, une période tonique et une période clonique. »

Des convulsions peuvent donc être provoquées par l'excitation de l'écorce du cerveau. Mais il ne semble pas que la cause des convulsions (électriques) étudiées par Hitzig et Ferrier soit tout à fait analogue à celles des convulsions (inflammatoires) observées par M. Viel.

Pour ce qui concerne les premières, on a eu d'abord une excitation violente de la sensibilité, sinon de la sensibilité consciente, au moins de la sensibilité réflexe. Les faits connus aujourd'hui démontrent que l'excitation des circonvolutions qui entourent le gyrus sigmoïde agit avec une énergie extrême sur les centres ganglionnaires du cerveau (corps opto-striés). Il est possible que cette excitation s'accumule dans les centres cérébraux et que ces centres, ainsi surchargés, envoient aux muscles des décharges successives. Naturellement ce ne sont que des mots qui dissimulent mal notre ignorance du phénomène.

Dans les méningites expérimentales de M. Viel, l'inflammation remplace l'excitation électrique : et nous voyons ces excitants physiques remplacés par un excitant bien plus puissant, l'excitant physiologique par excellence, l'inflammation, qui produit si facilemen l'hyperkinésie et l'hyperesthésie.

En somme le résultat est le même, et le phénomène est dans le fond identique. L'excitation exagérée de la périphérie cérébrale produit des convulsions d'abord localisées à un groupe musculaire, puis à un côté (le côté opposé) du corps, et qui peuvent se généraliser à tous les muscles du corps. N'y a-t-il pas là un rapprochement bien curieux à faire avec ce qu'on observe sur une grenouille dont on étudie les réflexes? A. mesure que l'intensité de l'excitant augmente, les réflexes, d'abord localisés, s'étendent et se généralisent de plus en plus.

Les médecins ont recueilli des faits importants qui confirment de la manière la plus formelle les résultats des physiologistes. Ainsi, depuis plus de douze ans, M. Hughlings Jackson ' avait fait remarquer que les mouvements convulsifs d'un côté du corps dépendaient d'une irritation corticale du côté opposé.

Cette forme de l'épilepsie limitée à un côté du corps, ou à un membre ou à la face, épilepsie qu'il conviendrait peut-être d'appeler avec M. Gharcot épilepsie jacksonnienne, a été étudiée par M. Landouzy dans un travail remarquable2. — On sait maintenant qu'à une lésion de l'écorce du cerveau peuvent répondre, soit la paralysie, soit la convulsion (akinésie, hyperkinésie), selon que la lésion est destructive ou irritative. Les centres convulsifs coïncident absolument avec les centres moteurs, de sorte que ces deux séries de faits se complètent et se confirment l'un par l'autre.

Enfin, pour terminer, je noterai qu'outre les convulsions, il y a une autre modalité de l'innervation mo-

1. Ses mémoires épars ont été réunis dans un livre : Clinical and pathological researches on thc nervous System.

2. Convulsions et paralysies liées aux méningo ■encéphalites, thèse inaug . Paris, 1876.

trice, la contracture. Ferrier a pu, en excitant la surface des hémisphères, par un courant intense et prolongé, produire de la contracture. Mais le phénomène n'est pas essentiellement différent. Pour conserver la comparaison déjà employée plus haut, la décharge motrice, au lieu d'être discontinue (clonique, épilepsie), peut être continue (tonique, contracture).

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