‹ Structure des circonvolutions cérébralesChapitre 66 sur 86 · EXPLICATION DES TRACÉS · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES TRACÉS

TRACÉ 1 et TRACE 2 pris un quart d'heure après le premii

Trace 1. — L'excitation électrique (bobine 1 15 centimètres) ne donne d'abord ;

isidérab'le. — La rotation du cjlindrc dure un peu [dus d'u

pas de résultat; maïs en DE, à 10 centimètres, elle fail monter la pression. Au bout d'une minute, la pression est encore três-élevéo en II, centimètres de memirc, soil environ S » ii renliniètrcs de mercure.

A. L'excitation électrique, même durant peu de temps, produit une élévation considérable de la pression sanguine, qui survient assez tardivement, augmente et persiste alors même que l'excitation a depuis longtemps cessé.

B. Il y a un changement notable dans le rhythme des contractions cardiaques qui deviennent d'abord extrêmement fréquentes pour se ralentir ensuite beaucoup.

En outre je remarquerai :

1° C'est l'excitation de la partie antérieure du gyrus sigmoïde qui a donné ces résultats ;

2° Quoique l'excitation fût loin d'être intense, l'animal a été vite épuisé;

3° Lorsqu'il était épuisé, et la pression artérielle très-basse, l'excitation électrique, même très-forte, n'avait presque plus d'action.

D'autres expériences ont montré à M. Bochefontaine :

1° Que dans quelques cas le ralentissement du pouls est remplacé par une accélération cardiaque, la cause de ces différences restant encore à expliquer;

2° Que si les pneumogastriques ont été sectionnés, il y a toujours, après l'excitation corticale, abaissement de la pression et ralentissement du pouls ;

3° Que l'excitation du gyrus sigmoïde peut être comparée à l'excitation du sciatique qui élève la tension artérielle et ralentit le pouls.

M. Danilewsky a ajouté à cela un fait important, c'est que l'excitation directe soit des couches optiques, soit du corps strié (à l'exception peut-être du noyau caudé), ne donnait pas une élévation de pression analogue; par conséquent ces effets ne sont pas dus à la diffusion des courants, mais résultent de l'excitation même,

soit de la substance grise périphérique, soit des vaisseaux blancs sous-jacents.

La méthode de M. Couty l'a conduit par une voie toute différente à des résultats très-analogues.

D'abord il élimine avec raison les résultats des auteurs anciens qui lient les carotides et les vertébrales ; car cette ligature produit l'anémie totale du myélencéphale et non l'anémie des seules circonvolutions.

L'anémie des circonvolutions produite par l'injec tien de substances pulvérulentes dans les carotides a pour premier résultat l'excitation des circonvolutions. En effet toute anémie nerveuse, avant de produire l'anéantissement, produit l'hyperkinésie de la fonction nerveuse. Or cette excitation intense par l'anémie ne provoque pas l'augmentation de tension cardiaque, mais le ralentissement du cœur.

Continuant ses expériences1, M. Couty a injecté du lycopode dans la carotide de chiens curarisés, dont les nerfs vagues étaient coupés. Dans ces conditions il a vu de l'accélération cardiaque et aussi de l'augmentation de pression artérielle. Le fait de l'accélération cardiaque a été vu aussi par M. Bochefontaine sur des chiens dont les pneumogastriques étaient coupés : on peut donc admettre que, quand les nerfs modérateurs du cœur n'existent plus, l'excitation de l'encéphale produit l'accélération du cœur.

Quant à la tension artérielle accrue, je ne pense pas que, dans l'espèce, elle ait autant de valeur que le croit M. Couty, attendu que M. .Bochefontaine a vu que suides chiens sans pneumogastriques l'excitation de l'en-

céphale abaissait la pression, et que M. Couty ne tient pas assez compte * de l'obstruction artérielle qui évidemment élève la pression du sang : je pense que cela peut expliquer le désaccord entre les résultats des deux méthodes quand l'excitation est suivie de la paralysie de l'écorce grise du cerveau, le cœur s'accélère et la tension diminue ; plus tard encore les phénomènes se compliquent d'anémie de la moelle, et nous n'avons pas à nous en occuper ici.

En somme, cette action sur la pression sanguine paraît s'exercer en partie par la contraction des petites artères de la périphérie, en partie par l'excitation du pneumogastrique qui ralentit le cœur et élève la pression. Mais l'excitation du gyrus produit d'autres phénomènes que j'énoncerai rapidement d'après le mémoire de M. Bochefontaine.

En excitant les points 1, 2, 3, 4 de Ferrier, on constate une hypersécrétion considérable des glandes sous-maxillaires, hypersécrétion qu'on peut très-bien comparer à celle que produit l'excitation du lingual. — Cette expérience, répétée plusieurs fois par M. Vulpian à sou cours, donna des résultats très-nets. Tant que l'hémisphère cérébral n'est pas excité, il n'y a aucun écoulement, mais, dès qu'on électrise le gyrus, on voit sourdre la sa live des canules fixées dans les conduits de Wharton. L'action est à la fois directe et croisée.

Aux points 11, 15, 10, et 17 on a encore obtenu de l'hypersécrétion salivaire.

On a encore observé des mouvements de la pupille, de l'intestin grêle, et du gros intestin, des contractions des trompes utérines, de la rate, de la vessie, et une

Page 1