Loc. cit., p
sécrétion plus abondante de bile ou de suc pancréatique. — Je renvoie sur ces points au travail de M. Bochefontaine.
Ce qu'il faut seulement remarquer, c'est que tons ces centres de mouvements, artériels ou autres, sont placés dans les points mêmes qui provoquent des mouvements des membres, c'est-à-dire autour du sillon crucial.
Il faut que l'excitation électrique ne porte pas sur la dure-mère. En effet, comme l'ont remarqué M. Danilewski et M. Bochefontaine, l'excitation électrique ou même mécanique de cette membrane provoque par action réflexe la sécrétion salivaire, la contraction de l'iris, etc.
L'électrisation du gyrus sigmoïde agit sur la respiration d'une manière particulière. Il n'est pas tout à fait exact de dire qu'on observe une accélération de la respiration : il y a tout d'abord de l'irrégularité, et une certaine accélération, puis un arrêt, une pause qui dure souvent une demi-minute.
Sur un cbat, profondément cbloralisé, j'ai pu vérifier ce fait et constater quelques phénomènes intéressants. Alors que tous les antres mouvements étaient supprimés, l'arrêt du bulbe était encore possible par l'excitation du cerveau. L'arrêt respiratoire a dans un cas été si prolongé que la mort serait probablement survenue si nous n'avions électrisé vigoureusement le thorax et le corps de l'animal. Cela concorde bien avec ce que M. Vulpian a observé chez des chiens profondément chloralisés qu'une excitation périphérique violente tue facilement par arrêt respiratoire ou par syncope. Cet arrêt réflexe de la respiration s'obtenait aussi, quoique plus difficilement, par l'éleclrisatiou du nerf sciatique.
Ouoi qu'il en soit, Ici phénomènes respiratoires qu'on
observe chez un animal choralisé, ressemblent absolument à ce que Franck a étudié chez les lapins, à la suite de l'excitation des nerfs sensibles de la face \
M. Brown-Séquard a étudié aussi quelques-uns des phénomènes que font naître l'excitation ou la destruction de l'écorce grise cérébrale2. J'ai dit plus haut que pour lui la périphérie cérébrale n'était pas inexcitable, et qu'on pouvait, en brûlant la superficie des circonvolutions avec un fer rouge, observer certains phénomènes immédiats : congestion de la conjonctive, occlusiou des paupières, resserrement de la pupille du côté de la lésion.
Pour cet éminent physiologiste, ces effets sont identiques à ceux que l'on obtient en faisant la section du grand sympathique cervical. Le degré de congestion qu'on voit alors apparaître est en proportion de l'intensité de l'excitation et de l'étendue de la surface cérébrale cautérisée. M. Brown-Séquard rapporte ces faits aux phénomènes d'arrêt qu'il a ailleurs si bien observés. Des faits semblables relatifs à l'action des circonvolutions rolandiques sur la température ont été vus par d'autres auteurs, en particulier par Heifler", et surtout Eulenburg et Landois''. Ces auteurs ont constaté que l'excitation des circonvolutions pariétales produisait un certain abaissement de température; taudis que la destruction, soitpar l'abrasion, soit par des cautérisations avec des liquides caustiques, amenait une élévation de température.