Loc. cit., p
par Meynert après Berlin 1 : ce sont des cellules fusi formes (Spindlefôrmige ) , le plus souveut bipolaires, avec un prolongement dirigé vers la surface des circonvolutions, tandis que l'autre prolongement est tourné du côté central. D'après Lewis, on les rencontre dans toutes les régions de l'encéphale, et toujours dans la dernière couche qu'elles servent à caractériser. Elles sont aussi très-abondantes dans l'avant-mur, ainsi que nous le dirons plus tard.
Entre toutes ces cellules, fusiformes, pyramidales géantes, existe une matière amorphe ou finement granuleuse, plus ou moins abondante, bien décrite par M. Robin.
Cette matière amorphe est par la plupart des auteurs allemands regardée comme étant de nature conjonctive : ici encore, comme pour les myélocytes, de longs dissentiments se sont établis entre les anatomistes; mais cette discussion nous entraînerait trop loin et hors de notre sujet.
Pour achever la mention de tous les éléments qui se trouvent dans la substance grise des circonvolutions, nous devons signaler d'abord les prolongements fihrillaires très-fins des cellules nerveuses; et ensuite les vaisseaux entourés d'une gaine lymphatique.
Ainsi en résumé nous avons:
1° les cellules pyramidales;
2° les cellules géantes;
3° les myélocytes;
4° les cellules fusiformes ;
5° la matière amorphe ,
1. Berlin. Beitr&ge zur Stiitcturlehre der Grosshirnwindwngen. Erlangen, 1858.
6° les prolongements Dbrillaires nerveux; 7° les vaisseaux avec leur gaîue lymphatique.
§ 4. Structure des circonvolutions en général.
Examinons maintenant l'agencement de ces divers éléments et la disposition des couches concentriques. Nous emprunterons surtout aux travaux de Meynert' et de Lewis '.
Comme Meynert, nous décrirons le type général des circonvolutions; nous verrons ensuite ce qui est relatif à la structure spéciale de telle ou telle circonvolution.
A. Première couche {Limitante externe). La première couche est formée, là surtout, par la substance amorphe. Elle est constituée presque exclusivement par cet élément, et ne contient pas ou presque pas de cellules nerveuses. A l'œil nu elle parait blanche, comme déjà Baillarger l'avait reconnu il y a longtemps. Kôlliker la décrit et la figure 3 comme étant surtout constituée par des tubes très-fins qui s'entrecroisent dans tous les sens. Ce sont ces fibres, que Valentin, aux débuts des recherches micrographiques, avait décrites sous la forme d'anses terminales; et, en effet, d'après Kôlliker tel serait en effet leur aspect. Ajoutons que cette couche contient peu de vaisseaux; ou du moins que les artérioles partant de la pie mère pour se rendre
1. Der Bau der Grosshwwrinde und seine œrtlichen Verschiedenheiten, Wien. Med. Jahrb. 1869. — Journ. de Vanat., t. VIII, 1872, p. 106 ; t. X, 1874, p. 98. — Stricker's Handbuch fur Geweblehre, t. 1, p. 69ï et suiv. — On trouvera] un excellent résumé des dernières recherches micrographiques dans l'ouvrage de M. Charcot, Leçons sur les localisations, 1876, p. 20 et suiv.
2. On the comparative Structure of the Cortex cerèbri. Journ. Henni 1878, l,p. 79.