Archiv fur Anatomie und Phys., 1876, p
sur l'hémisphère du même côté fait de nouveau perdre à l'animal la faculté du mouvement volontaire. Cela semblerait prouver que si la première opération avait fait perdre le mouvement volontaire, ce n'était pas à cause de l'enlèvement de la substance grise ou de la substance blauche, mais par une sorte de phénomène irritatif paralysant les mouvements musculaires.
Goltz a fait encore une autre expérience curieuse. Il applique aux orteils d'un chien une pince à pression continue ; et il remarque que le résultat de cette opération, au point de vue de la paralysie et du trouble moteur, est le même que sur un chien à qui on a détruit l'hémisphère du côté opposé '.
M. Tripier2 a vu des faits du même genre. Sur des chiens guéris d'une paralysie corticale, l'injection hypodermique de morphine, ou une saignée abondante, ou une crise d'épilepsie font reparaître les phénomènes paralytiques. Des faits analogues s'observent chez l'homme.
La conclusion qu'il s'agit là de phénomènes d'irritation (paralysie par arrêt, Hemmungserscheinungerù est peut-être hypothétique. Elle est cependant digne d'être notée, car elle montre une fois de plus la grande ressemblance qu'il y a entre la zone dite motrice des circonvolutions et les nerfs sensitifs de la périphérie.
C'est une théorie semblable que M. Brown-Séquard a défendue, avec le talent qu'on connaît, et pour laquelle il a apporté un nombre imposant d'observations.
Cependant la théorie des paralysies par irritation est encore hypothétique, d'autant plus que les effets de