Voy. la pi. XXIV de Leuret, Atlas, p. 36, fig. 4, 5 et
vail intellectuel tend à développer le volume des lobes frontaux \
On a essayé d'établir une différence entre les races humaines frontales, intelligentes, et les races humaines occipitales, inférieures; mais cette distinction n'est pas fondée, attendu que le développement des régions occipitales qui empiètent sur le cervelet et le recouvrent, est un des caractères qui distingue le mieux le cerveau de l'homme.
Enfin, comme le fait remarquer M. Broca, la symétrie des circonvolutions semble être une condition d'infériorité \ Les cerveaux humains sont asymétriques bien plus que les cerveaux des singes et des animaux. Chez les idiots, les microcéphales, etc., les deux hémisphères sont très-souvent symétriques. Souvent aussi les cerveaux d'idiots sont extrêmement asymétrique.
En somme les cerveaux des faibles d'esprit et des types inférieurs, sont d'un poids très-faible et très-pauvres en circonvolutions. C'est le contraire pour le cerveau des hommes d'une grande intelligence. Le cerveau de Cuvier pesait 1829 grammes. Les cerveaux de Croniwell [et de lord Byron avaient un poids plus considérable encore, s'il faut en croire des chiffres peu authentiques5. En général, les cerveaux de femmes sont moins riches en circonvolutions que les cerveaux d'hommes. Cela est vrai aussi pour le poids, même en tenant compte du poids du corps et de la taille: là encore l'intelligence et le plus ou moins de développement des circonvolutions marchent de pair.
1. Lacassagne et Cliquet, De V influence du travail intellectuel sur le volume et In forme de In tête. — Bull, de la Soc. de méd. publ., 1878, r>. 398.