LE EME
Ce que vous allez lire (écrit currente calamo) est le résultat d’une étude organogénique que j'ai faite à différentes époques, sur plusieurs orchidées, pour mieux les connaître.
Je commencerai par vous citer ce que le savant Darwin a écrit à ce sujet :
« The theorical structure of few flowers has been so largely discussed as that of Orchids; not is this surprising seeing how unlike they are to common flowers. No group of organic beings can be well understood until their homologies are made out; that is, until the general pattern, or, as its often called the ideal type, of the several members of the groups : intelligible. »
En exposant ici la structure des fieurs des Orchidées, déjà si étudiée par de savants botanistes, mon entreprise pourra paraître audacieuse; je semblerai plus téméraire encore en presentant des résultats différents de ceux qui ont été obtenus pour ceux qui se sont occupés de ce sujet; mais, en ne donnant ici que les données fournies par l’observation directe et qui d’ailleurs sont des plus exactes, on me pardonnera, je l’espère, ma témérité.
Une lettre ne comportant pas de grandes réflexions, je serai bref.
Depuis très long-temps, la famille des Orchidées est connue, toutefois pas autant qu'après la découverte de l'Amérique, mais autant que les espèces Européennes, Asiatiques et Africaines, dans le siècle passé, le permettaient, et elle toujours a fourni des sujets à plusieurs études, plus au moins philosophiques.
La fieur d’une Orchidée, qu’elle appartienne à n’importe quelle tribu, exotique ou indigène, elle se présente toujours dans la nature, soit au botaniste, soit à l’amateur,