‹ Structure des orchidéesChapitre 9 sur 18 · ER ES · texte numérisé non relu

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en pleine floraison, ayant deux fleurs, composées de quatre divisions ; deux sépales et deux labelles, tous les quatre aussi parfaites que celles du type en état normal. Outre cet écart, elles présentaient quatre étamines et deux stigmates pétaloides, tout disposé comme le diagramme le représente, en exceptant les deux étamines inférieures qui sont supérieures aux stigmates par la torsion qu'ils ont souffert.

Dans cet individu, quoique monstrueux, on remarque que les deux pétales qui s’unissant, ordinairement, aux sépales pour former les pétales, se sont séparés, en S'en allant un au sépale supérieur, et avec sa compagne ont formé le labelle supérieur, et l’autre, en restant libre, est passé au gynostéme et forme un stigmate. Le sépale qui habituellement s’unit aux deux pétales, en se rendant libre, s’unit au sépale, quiest toujours libre, et en forma un seul corps, de là vient que la fleur présente deux labelles opposés, l’un supérieur et l’autre inférieur et deux sépales opposés aussi, en forme d’une croix.

Les faisceaux de trachées qui contribuent à la formation du gynostème, ont été ceux qui ont le plus souffert, dans l'individu en question. Ceux des divisions qui forment le labelle avortérent, soit inférieurement, soit supérieurement, seulement ceux qui forment les sépales libres et ceux qui s'unissent pour former des pétales ont concouru, de manière que le gynostème présente quatre étamines presque libres et dix stigmates, formés par la : division qui resta libre, se montrant pétaloide, quoique liée aux étamines.

Cette disposition confirme encore la manière dont j’envisage la division des trachées et la formation des organes qui constituent le gynostème.

Pour faire la synthèse de ce que je viens d'exposer, je vous présente l'£pidendrum vesicatum Lindl, l'illustrant

Explication des coupes transversales de l'ovaire de l’Epidendrum vesicalum.

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avec des coupes transversales depuis la base de l’ovaire jusqu'au gynostème, faisant acompagner ces coupes de figures théoriques, basées sur les mêmes coupes, qui présentent le nombre de leurs faisceaux de vaisseaux en suivant leur disposition et leur division, qui nous confirme non seulement mon opinion sur le nombre des carpelles, des vaisseaux et leur distribuition. Voyez la MODE.

La /igure 1 À ef 2, qui sont des coupes horizontales du pédoncule; de l'ovaire, copiées du naturel vivant et augmenteés trois fois, présentent neuf faisceaux de vaisseaux divisés triangulairement, en deux verticilles. Ceux du verticille extérieur représente le calice et l’androcée (1) et ceux du verticille intérieur la corolle et le gynécée. La figure 3 est le commencement de la formation des carpelles et se présente interverti à cause de la torsion qu’y souffre le pédoncule. La figure 4 représente la section du même ovaire, récemment fécondé, fait dans la partie centrale. Jusque là les faisceaux marchent intimement unis où liés et en se prolongent jusqu’4 la coupe de la figure 6, qui représente la fin de l’espace occupé par les placentas et le commencement de ia séparation des carpelles antérieures, où l’on forme un canal, (que caractèrise le nom spécifique de cet individu) et le commencez ment aussi de la division des faisceaux des vaisseaux des carpelles antérieures.

Dans la /ig. 7 qui est la section faite au tiers inférieur du canal, dejà les carpelles présentent chacune son faisceau de vaisseaux, qui leur sert de nervure médiane, au nombre de douze, en ayant les stériles trois, Le milieu du canal réprésenté dans la /ig. 8, présente non seu-

(4) Je donne ici co hom à l'appareil soxuel mâlé, ainsi quo gynécée a l'appareil sexuel femelle, conservant l’ancien nom é ovaire pour la partie du pistil qui renfermo les ovules.

lement les trois carpelles antérieures complètement distinctes, en laissant voir les bords extérieurs des deux fertiles, où l’on se forment les placentas, unis en dedans, que la stérile en face en unissant les autres bords, tous avec leurs vaisseaux dans la place de la nervure médianne.

J'y représente le mézanthe par deux sections, ( Jigs. 9 B. et 10C.,)en montrant dans la première les vaisseaux qui vont aux sépales et dans la deuxième ceux qui vont aux pétales, dejà avec des organes tordus à droite en intervertissant le triangle des stigmates.

Si on remarque bien la fig. 9 B. on voit dans trois verticilles 18 faisceaux de vaisseaux et des trachées, ainsi distribués : les trois faisceaux inférieurs, qu’appartiennent aux trois carpelles antérieures vont former le labelle, et les autres les sépales ; les trois du second verticille ce sont les étamines et les autres trois du verticille intérieur les stigmates. En 10 C., section faite immédiatement au dessus de 9 B., on voit la même formation, seulement les trachées qui forment les sépales ne paraissent plus et l’on voit alors deux autres groupes, un de chaque côté, qui forment les pétales.

Dans la fig. 11 D., qui représente une section du gynostème, on n’y voit que les faisceaux qu'unis forment lesorganes reproducteurs, et les trois inférieurs qui sont ceux du labelle, dejà augmentés avec les deux qui réprésentent les deux pétales.

Jusqu'ici je vous ai montré ce qui se passait dans l'ovaire, en acompagnant sa longueur par des coupes transversales, maintenant je vous montrerai comment ces organes se désunissent, se lient et se subdivisent. Afin de rendre bien clair ce sujet, je me servirai des mêmes coupes, laissant de côté la conformation de leurs

circonférences, me basant seulement sur leur exacte

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disposition des vaisseaux et je vous présenterai des figures théoriques, qui éclairciront mieux la question.

Je vous ai déjà dit que la fleur d’une orchidée avait vingt quatre organes, résultat de douze faisceaux de vaisseaux et de trachées quise subdivisaient; maintenant je vous les montrerai, les suivant dans l’Epidendre cité,

etre suivant toujours la nature. Il n’y a pas d'imagination,

ses A nr c’est l'observation qui nous guide. Observons donc. La Fig. A. basée sur la jig. 1 À et 2, présente en sortant de chaque poin,tun faisceau de vaisseaux inlimement liés, au nombre de neuf. Ainsi ces vaisseaux traversent longitudinalement l'ovaire jusqu’au commencement du canal, (fig. 6.) où le faisceau de face se divise, et, sur le champ (fig. 7,) les trois faisceaux des six carpelles fertiles se subdivisent, en allant ainsi jusqu’au mê- Zanthe. En y prennant la jig. 9 ‘B, en la comparant avec la fig. 8, on remarque qui pendant que celle-ce a douze faisceaux, celle-lä en a dix huit. Voilà la raison : les trois faisceaux qui correspondent aux trois carpelles unies se divisent en autant de groupes de trois, représentant celui du centre la carpelle stérile, par conséquent, de neuf que nous avons vu à la base, (fig. À’) nous rencontrons douze au-dessus de l'ovaire. Ces douze en arrivant au mézanthe, (fig. 9 B. A.” B.) les six qui correspondent aux six carpelles fertiles se subdivisent en douze aussi; six vont à l’intérieur; ceux de l’intérieur se lient par paires en se courbant l’un sur l’autre immédiat de la carpelle“ prochaine et se présente en formant les trois stigmates, et les six des carpelles stériles se divisent aussi ; ceux des deux carpelles solitaires latérales se divisent en deux faisceaux, l’un monte aux sépales et l’autre forme l’étamine et s’unisse à l’une des carpelles stériles liées aux fertiles ; | celui de la carpelle stérile du dos se divise en quatre faisceaux, trois montent à la sépale supérieure et l’une

RTE forme l’étamine, s’unissant aussi à celui qui fournit la carpelle stérile droite unie aux fertiles et ceux des trois carpelles stériles liées aux fertiles se divisent en quatre faisceaux aussi, trois montant aux sépales latéraux et l’un à l’intérieur à former étamine, en exceptant seulement les faisceaux de la carpelle antérieure qui au lieu de monter aux sépales, se dirigent trois au labelle et un à former étamine. Nous y avons donc dix huit organes, qui se présentent au lieu de douze.

En comparant 4” avec Bon voit en 4” ila division des organes eten B comme ils paraissent déjà divisés, dans la section du mézanthe. En 70 C” nous voyons cepandant quinze, au lieu de dix huit organes, parce que les uns ont disparus et d’autres se sont présentés : les neuf qui montaient aux sépales en étant encorporés, ils ne figurent pas, car la section est faite immédiatement au dessus de son écart, mais il se présente six, qui sont ceux qui correspondent aux carpelles fertiles et qui entrent dans la composition des pétales et du labelle. En 11 D. et D. on n’y voit, alors, que les organes separés qui s'unissent intimement, à former le gynostème et les cinq autres qui appartient au labelle, fournissant, comme nous l’avons vu, les trois intérieurs la carpelle stérile antérieure et les latéraux les fertiles antérieures,

En comparant encore la fig. 4” avec B. on reconnait que les stigmates que jusqu’à À” en formaient un triangle avec la base au dos, en B il presente le même triangle avec la base en face, c’est-à-dire interverti, ce qui a lieu comme je l’ai dit, par la torsion qu'il a souffert à droite. Ainsi S’ 7 de la fig. A”. passe à occuper la place de S” 2. et celui-ci la place de S’ 3., n'étant fertile, donc, que S’2.,n'en parlant du genre Cypripedium. Voilà, donc,avec cetexemple, je crois mon opinion confirmée ; néanmoins, je me soumets à vos justes et savantes observations.

Je dois vous faire voir aussi, que, dans la plus grande partie le faisceau de trachées qui acompagnent les stigmates inférieurs, en arrivant au mézanthe se divise, se courbe, confondu avec le labelle, mais quelques fois il le surpasse, s’unit aux autres du gynostéme jusqu’à une certaine hauteur et ensuite se détache; d’autres fois il suit lié jusqu’au stigmate, où, alors, non seulement il se prolonge au dessus des autres, mais se recourbe confondu avec le labelle. Pour ne vous présenter un grand nombre d'exemples, nous avons dans le premier cas, parmi les Vandées, le genre Aspasia, et dans le second, parmi les épidendrées, le genre Æpidendrum.

Les étamines qui forment les côtés du gynostème, ne sont pas toujours si lieés qu'elles le paraissent, elles se détachent, se prolongent à former des ailes, des antennes, des caroncules, comme dans les Æabenarias. Dans le genre Didactyle, nous en voyons quatre bien clairement. Les posterieures et celles opposées au sépale supérieur, presque toujours se prolongent et toutes ensemble ils forment les bords du clinandre qui protègent l’anthère.

Celui-ci, quelque fois, est formé par les latéraux.

Voilà, mon ami, en resumé le résultat de quelques observations organogéniques auxquelles j'ai procédé sur la famille des Orchidées, qui peuvent être modifiées, mais, plüt à Dieu, qu'elles soient acceptées par vous, ou par ceux qui législent dans la science de Linné. Il faut que vous croyez, que, sans y prendre garde, j'ai trouvé ce résultat, malheureusement un peu contraire à ceux des autres qui ont traité de ce sujet.

Je termine celle-ci, vous présentant encore les cinq diagrammes établis par Blume (1) à la fin de la préface sur les Orchideés.

(1) Flora Javæ. IV.

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