III. E. GERMAIN DE SAINT-PIERRE
Dans une communication précédente sur la structure des ovaires dits adhérents, j’ai cherché à établir que les parois de ces ovaires sont constituées par les décurrences de tous les verticilles floraux, et que l'ensemble de ces décurrences, y compris celles du verticille interne (verticille carpellaire), constitue en réalité un organe axile.
Cet organe axile diffère des axes ordiuaires : 1° en ce qu’il présente une cavité centrale, cavité qui, chez les autres axes, est généralement occupée par du tissu cellulaire, et 2° eu ce que les parois de cette cavité, qui sont une dépendance du verticille carpellaire, émettent des bourgeons ovulaires (1). Mais il ne diffère pas, quant à la structure, de l’axe creux de l’inflorescence du Figuier, dont la nature réellement axile n’est pas contestée. Je pose, en outre, en principe, que les axes ne sont caractérisés par aucune forme déterminée, mais par leur mode de développement et par certaines propriétés. Or, la propriété la plus caractéristique des axes consiste dans l’existence de feuilles contemporaines de l’axe lui-même. Les feuilles, foliacées chez les tiges normales, sont représentées, chez les ovaires adhérents, par les veiticilles floraux. Files présentent généralement un développement limbairc et pétiolaire ; néanmoins la partie libre de ces feuilles peut ne consister, tant chez certaines tiges que chez certaines fleurs, qu’en un mamelon rudimentaire, la partie décurrente de ces feuilles incomplètes étant alors considérable, relativement à la partie libre : c’est ce que l’on observe pour les ovaires infères ou adhérents, chez certaines plantes à limbe calicinal rudimentaire; et pour les tiges, chez un grand nombre de tiges souterraines, rhizomes, ou tubercules.
J’ai puisé l’observation relative au mode de structure des tiges, que je soumets aujourd'hui a la Société, dans l’étude des tiges charnues souterraines que l'on désigne sous le nom de tubercules. Je crois pouvoir en dé-
(1) Dans une prochaine communication, j’exposerai les observations sur lesquelles je me fonde pour désigner les ovules sous le nom de bourgeons ovulaires.