‹ Structure Des Tiges Chez Les Végétaux Monocotylés: Observations Puisées Dans L'étude De La Germination Des Espèces Du Genre TulipaChapitre 3 sur 3 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

en effet au fond d’éperons descendants et radiciformes que se forment chaque année la plupart des cayeux qui renouvellent la plante.

M. François Delessert fait à la Société la communication suivante :

J'ai pensé que la Société entendrait avec intérêt la communication de nouvelles que j’ai reçues de M. Aimé Bonpland, l’un des vétérans de la Botanique française, absent depuis quarante ans du sol de la patrie, et qui, malgré ses quatre-vingt-trois ans, conserve le vif désir, si souvent manifesté par lui, de revenir en France avec ses collections pour les offrir à l’Institut ou au Muséum d’histoire naturelle.

Au commencement de l’année dernière, j’ai donné connaissance à l’Académie des sciences d’une lettre de M. Bonpland ; il avait appris avec un grand bonheur, dans sa solitude des bords de l’Uruguay, qu’il n’était pas oublié à Paris et qu’on lui gardait un bon souvenir de ses anciens travaux. Je lui ai envoyé à cette époque une lettre de M. Decaisne lui demandant quel¬

ques renseignements auxquels il s’occupe de répondre. — Fa lettre de M. Bonpland est datée du 2 octobre dernier. — Il était alors à la Restauracion, petite ville du Paraguay sur la rive occidentale de l’Uruguay.

Cette lettre ne renferme aucun travail spécial sur quelque famille, ou quelque genre, mais seulementdes renseignements généraux sur des plantes de l’Amérique méridionale. — Quoiqu’ils n’aient pas une très grande importance, je ne doute pas que la Société ne soit bien aise d’entendre quelques portions de celte lettre, et M. Bonpland sera, de son côté, heureux de savoir que son nom a été prononcé et bien accueilli au sein de la Société Botanique de France.

EXTRAIT DVNE t.ETTRE OE M. AIMÉ ROM*!.AM» A M. FRANÇOIS DELESSERT.

La Rcstauracion (Paraguay), 2 octobre 1851 (i).

. Je vois que vous avez communiqué ma lettre à l’Académie

des sciences et qu’on a bien voulu accueillir l’expression du désir que j’ai toujours eu de retourner en Europe et d’y porter mes collections de

l’Amérique du Sud, pour les réunir à celles que j’ai faites avec mon illustre ami, le baron Alexandre de Humboldt.

Je m'étais proposé d'aller à Montevideo vers la fin de décembre prochain, mais je crois devoir retarder ce voyage jusqu’en mars 1855. C’est dans les mois de décembre et janvier que plusieurs végétaux de ces contrées, utiles

(1) La nestauracion est une nouvelle petite ville de l’Uruguay, vis-à-vis la Uruuayana. à sept lieues au-dessous de Santa-Anna.

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