SESSION EXTRAORDINAIRE A GRENORLE EN AOUT
mal détruit, et une ou plusieurs racines sont nées du point analogue sur la face inférieure delà même tranche. Dans ces expériences de boutures, comme dans les cas signalés par M. Michalet, il s’agit simplement de bourgeons adventifs supplémentaires dont l’apparition est déterminée par la destruction du bourgeon normal.
Mais, dit M. Michalet, le bourgeon normal lui-même naît d’en bas, car il est attaché à l’ancien tubercule par sa partie inférieure et non par son sommet. — En démontrant que le bourgeon est axillaire, j’ai démontré, par ce fait même, qu’à l’époque de sa formation il est attaché à la partie supérieure de la plante-mère; plus tard, quand la plante-mère est résorbée et tend à se détruire, il devient libre et il n’est pas plus attaché alors à la partie inférieure qu’à la partie supérieure ; il y a plus, la déchirure de la plantemère, lors du grossissement des parties nouvellement formées, s’opère de bas en haut, et non de haut en bas. — Très fréquemment, surtout chez la plante cultivée et devenue plus robuste, au lieu d’un seul bourgeon axillaire, la plante en émet deux, trois et même un plus grand nombre. M. Michalet a signalé ce cas, seulement il n’a rencontré que deux bourgeons, ce qui le porte à admettre deux feuilles contribuant à la formation de la masse charnue ; je pense, au contraire, que le nombre des bourgeons qui peuvent naître à l’aisselle des feuilles, et j’en ai rencontré deux, trois et un plus grand nombre, n’influe en rien sur le nombre des feuilles dont les décurrences constituent la masse charnue. — Lorsque la plante mère des nouveaux bourgeons, alors vo“ lumineux et pourvus eux-mêmes de leur souche ou racine globuleuse, est résorbée et détruite, il arrive naturellement que ces bourgeons, devenus bulbiformes à leur tour, sont libres dans toute leur étendue; mais fréquemment aussi leurs racines, qui se sont développées dans le même étui, ont contracté en descendant des adhérences entre elles et se sont réunies par leurs bases en mi seul corps. Je ne pense pas que M. Michalet ait pu confondre cette fusion de racines de bourgeons jumeaux avec la continuité qui présenterait un bourgeon né sur la base d’une plante-mère.
La troisième et dernière objection de M. Michalet consiste à faire remarquer « rpie le faux-bulbe en question, est composé d’un axe qui continue la * tige aérienne et est enveloppé de couches concentriques qui sont (selon lui)
n les gaines agglutinées des feuilles insérées sur la tige. •>
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