I. Membrane limitante interne
La membrane limitante interne [couche de substance amorphe , Ch. Rob. — Limitons interna , Sch. Limitons hyaloïdea (1)
(I) Dénomination impropre, carelle tendrait à confondre cette membran' avec V hyaloïdienne, qui, quand elle existe comme couche limitante membramiforme et séparable du corps vitré, n’en appartient pas moins au corps vitré (surtou sous le rapport de son développement), tandis que la membrane limitante interne forme une Dartie intégrante de la rétine.
Henle), estime pellicule fine de 1, 1 ^ d’épaisseur, qui se détache parfois en lambeaux assez considérables quand on dilacère la rétine. Seule elle occupe toute l’étendue de la rétine, c’est-à-dire qu elle passe au devant du point d’épanouissement du nerf optique. De plus, elle s’étend trèsloin en avant, dépassant la circonférence externe ou postérieure des procès ciliaires, pour arriver jusqu'à la capsule du cristallin, où elle cesse circulairement (Ch. Robin).
Cette membrane résiste longtemps à l’action des acides et des alcalis; son aspect est en général parfaitement hyalin, de sorte que la plupart des auteurs n’hésitent pas, avec Kolliker, à la rattacher aux membranes amorphes hyalines, aux basement-membranes (Henle). Cependant, d ’après Schultze(l), cette membrane ne serait pas toujours amorphe et présenterait souvent un aspect réticulé comme un fin tissu de filigrane; même au niveau de la tache jaune, où cette membrane se réduit à sa plus simple expression, elle présenterait encore unestructure fîbriliaire. Wecker dit y avoir trouvé quelques noyaux disséminés, et la considère comme se distinguant de la membrane vitreuse (hyaloïde) par une rigidité particulière et par la présence de stries irrégulières.
La face interne de la membrane limitante interne est appliquée sur la membrane du corps hyaloïde, à laquelle elle adhère ; cette adhérence est surtout sensible au niveau de Yora serrata (M. Schultze), ce qui rend très-dificile l’isolement complet de la rétine.
Sa face externe est en rapport avec la couche des fibres du nerf optique, sans présenter d’adhérence avec ces fibres; mais elle affecte un rapport plus intime, et sur la nature duquel nous aurons à revenir, avec les fibres radiées de Mïdler, qui prennent précisément naissance sur cette face externe.
(I) Stricker, page 1018.