ACTE PREMIER
LA REINE
Hélas!
A Strueotëe avec bonté.
Vous irez l*embrasser.
Au pisteur.
Votre fils suit vos pas, Monsieur. Je suis témoin de son amour fidèle Pour sa mèi»e !... Il lui garde un culte... Il est fier d'elle. A soixante ans, dit-il, c'est un cœur virginal, Elle a ma... sympathie... et d'un mot moins banal Je voudrais l'exprimer... le terme m'embarrasse... Enfin... vous lui direz que la reine l'embrasse.
LE PASTEUR
Madame...
Il regar le fixement la reine dans les yeux. Elle se détourne. A Struensëe, aTec une graritë triste.
Adieu. Je peux me remettre en chemin ; Ta mère te verra ?
Je partirai demain.
LA REINE
Au faîte des grandeurs comme au fond des chaumières. Chacun en ce bas monde a besoin de prières ; Quand vous serez chez vous, suivi de tous mes vœux, Priez pour moi.
Elle baisse de nouveau les yeux sous le regard du pasteur et s'éloigne en prenant la main de Struensée, suivie de madame de Reez, de Délier et des pages.
LE PASTEUR, Kul.
Seigneur ! Tu peux, si tu le veux, Éclairer la raison de l'homme. Je t'en prie, Montre à mon fils les vrais destins de sa patrie. Que son devoir toujours passe avant son bonheur ; Prends son sang, s'il le faut, mais garde son honneur.
Premier Tableau.
CHEZ LA REIxNE
Salon de travail. Grande porte au fond. A droite, porte en pan coupé conduisant chez le roi. A gauche fenêtre en pan coupé donnant sur un balcon. Sur le premier plan, du même côté, une porte garnie de tapisseries donnant snr la chambre de la reine. A gauche sur le même plan une table à ouvrage et, près de la muraille, une psyché. De l'autre côté de la scène une petite table-bibliothèque.