SCÈNE VII Les Mêmes, MADAME DE REEZ
La Reine détourne son regard sous celui de Struensée et ra lentement 8'a88eo:r devant la psyché. Madame de Reez s'approche d'elle et dépose le diadème sur son firont après en avoir retiré le bandeau plus simple qu'elle portait d'abord. Struensée contemple la Reine en silence, dans une amoureuse extase. Quand madame de Reec a achevé de la coiffer, la Reine se relève, ceinte du bandeau royal, et se tourne rers Struensée avec une grande dignit^. La femme a fait place à la Reine. Struensée s'incline respectueusement. Elle lui fait de la tête un léger signe d'adieu et s'éloigne silencieusement par la porte du fond à gauche, tandis qne madame de Reez, traversant la scène, ressort par la porte du premier plan à droite, emportant le bandeau qu'elle, a retiré du front de la Reine pour y substituer le diadème.
STRUENSÉE, avec une sorte d'égarement.
Je vous défends î C'est bien le mot qu'a dit la Reine. Oh ! ce torrent fatal qui prend l'dme et l'entraîne !...
• Voir la note n» 6.
A moi ce mot terrible et doux : < Je vous défends. • 1...
Se maltriMBt.
Ne fuis pas, ma raison... Les fous sont des enfants; Il faut un homme ici... pour la garder... 6 rôve!... Cœur humain, bulle d'air qu'im souffle d'air soulève ; Ce mot : a Je vous défends de m'abandonner. »... Bien. Mathilde a dit : « Je veux. » Moi je ne veux plus rien, Je ne gouverne plus, je ne pense plus, j'aime. Je vis par toi, ma Reine, et non plus par moi-même ; Sur tes pas adorés je marche obéissant...
Atm «laltation*
Mais j'aurai ton amour, fût-ce au prix de mon sang 1
sort éperdu par la porte du fond. Dans te même moment, madame de Reez «oalère la tapisserie de la porte par laquelle elle est sortie, et le suit des yeux.
Deuxième Tableau.