ACTE DEUXIÈME. SI
Me sont fidèles? Va, va, trinque 4 leur santé. Moi^ mesdames, je bois à la fidélité.
Lerant son Terre.
Hip! hipl bip! hurrab!...
TOUS LBS HOMMBS.
Hip ! hip ! hip ! hurrah 1 LK aOI, à U priQoepM Nathtiif*
Nathalie, agréez, devant que ron ne cesse D'emplir et de vider les coupes, que le roi De Danemark boive à vos fiançailles.
NATHALIE, aa prince Bér^f.
Quoi, Mon père? à qui le roi m*a-t-il donc fiancée?
LE ROI
A mon noble et féal ministre, Struensée.
Silence d'èionnam«it, Lt raine ragtrda Struensée avec anxiété. Xadame de Reez Jette •ttr elle un regard d« triomphe. La roi conUoua
Le prince Bérésof, votre père, est d'accord
Avec nous. Cet hymen est un lien encor
Dont mon cher Danemark s'attache à, la Russie.
Il M ranlod. La prinoa Bèrèiof Inclina la tita an lifna d'aaquiaaaanant. SlnMoate M leva.
Votre Majesté, Sire, et je Ten remercie, Veut ennoblir mes jours d'un illustre bonheur. La princesse m*agrée; un tel excès d'honneur M'accable et Je voudrais mériter tant de grâce. Mais je sais me connaître et me tiens à ma place; Sous peine de courir à des heurts outrageants, Un homme issu du peuple et fils de pauvres gens.
Ëlevé jusques au pouvoir par un caprice
De la fortune et la bont^ dispensatrice
D'un grand roi, ne saurait prétendre à s'allier
Avec les Bérésof, trop fiers pour oublier
Li parenté d'un tsar et leur noblesse antique.
C'est un projet que peut dicter la politique
Habile à corriger le sort ou le bla&on,
Mais que doit à tout prix repousser la raison,
Il descend les d^^g de lliëinicycle^ le roi le lève, fait le tour de la table et vient le rejoindre sur ravant-acène. Tous les convires se lèvent à Texeniple du nri et le suivent sar le devant du théâtre.
LE ROI, lolenneUement, posant la main sur l'ëptule de Stmeué*.
Comte d'Aalborg...
Mouvement de surprise de Slruensée.
Oui.
STRUENSÉB, avec embarrai.
Sire...
LE ROI, de
Oubliez votre chaume; Je vous fais le premier comte de mon royaume. Soyez-en le plus haut dignitaire après moi.
Familièrement.
Et maintenant tu peux être gendre d'un roi.
La reine suit toute cette scène avec une anxiété qu'elle a pdne à dissimuler. Madame de Reez ne la quitte pas des yeux.
STRUENSÉE, après an silence.
Je ne puis refuser des bienfaits qui me trouvent Tout étourdi de leur splendeur, Sire... et qui prouvent Que la Russie enfin connaît le droit certain Du Danemark, l'accepte... et renonce au Holstein;
Mouvemoit du prince Bérésof.
Car mon contrat ne peut contenir cette clause, Sire : votre abandon sans justice et sans cause