‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 54 sur 101 · SCÈNE II Les Mêmes, MARIE-JULIE» LA REINE · texte numérisé non relu

SCÈNE II Les Mêmes, MARIE-JULIE» LA REINE

MARIE-JULIE

Je viens ici pour vous, pour vous sieuie ; Toutrage Des ans trop lourds m'exclut des plaisirs de votre âge ; A vous la joie, à vous la musique et le bruit. Moi, je m'endors toujours devant qu'il soit minuit.

LA REINE

Ce sacrifice m'est d'un prix inestimable.

Madame ; mais n'ayez, pour être tout aimable,

76 STRLENSÉE.

Nul regret de veiller à mon bal, car vraiment^ Vous en êtes l'orgueil.

MARIE-JULIE

Vous l'éblouissement.

Jamais je ne vous vis si belle...

Elle rexamine et reprend avec une imperceptible ironie.

...si sereine; Quel contraste avec les douleurs du roi qui traîne De tristes jours, un corps... de disgrâces chargé 1

LA REINE

Qui plus que moi, madame, en peut être affligé ? Je ne donnerais point de fêtes, si l'idée N'en venait du roi même ; et je l'ai secondée, Ces plaisirs combattant des langueurs que je crains.

MARIE-JULIE

C'est qu'il y peut sans doute étourdir ses chagrins.

LA RE1I>IE

Quels chagrins ? Il n'en est aucun que je connaisse, A moins que vous parliez des maux de sa jeunesse Et de ses longs périls?...

MARIE-iULlE.

Je ne vois pas...

LA REINE

Comment ?

Le bruit a bien couru d'un empoisonnement Dont il fut sauvé, grAce aux taches délatrices Qui marbrèrent son front...

Bon I propos de nourrices.

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